‹ Coutumiers de NormandieChapitre 9 sur 248 · P. II, V · texte numérisé non relu

P. II, V

potest tamen pupillus agere contra majores et majores contra eum de ultima presentatione ecclesie. P. II, VI, 3 ».

emploie le pluriel au lieu du singulier ^ ou le singulier pour le pluriel^, tantôt il change les temps des verbes et remplace le passé par le présent^ ou le présent par le futur Il semble en effet s'être proposé moins de calquer son modèle que de le rendre plus intelligible en le simplifiant et en l'expliquant. C'est ainsi qu'il laisse de côté les expressions qui rappelaient des faits déjà anciens ou des institutions disparues comme la charge de sénéchal de Normandie^, qu'il retranche un

1 Cette substitution a lieu notamment dans les énumérations

« Les vavassories e li vilain tene-

ment e li borgage. VIII, 5.

leur frère soient en aage. XIV, 1.

li conte e li baron, XV, 1.

par deniers qui leur aient esté

doné. LV, 1.

les simples homes. LXV, 1.

la paine as defallanz. LXXIII, 3.

e ce n'est pas es corpes al iuge.

2« Leur mariages revendra. IX, 2.

li pièges l'espeneira par perte de tout son chatel. LU.

cil qui einssis respont e nie, LXII, 2,

de brisier trive qui a esté donee par la justice le roi. LXX.

que taille ne soit fete. LXXII, 6, que il ait haine mortel XCII.

3 « Le tenement que elle a par devers lui. LXXIX, 11.

ja soit ce que cil qui mesfist fust em possession. LXXXIX, 2,

4 « Il remaindront.. . e perdront les deniers du gage, la terre remaindra a ceus qui l'enguagiérent. XIX, 2.

li evesqes... remaindra. LXX VII, 4.

les essoines porront estre recoramenciees. LXXXIL 9.

Vavassoria et rusticum tenemen-

tum et burgensia.

etatera fratris sui parvuli,

comes vel baro.

per percuniam eis datam.

simplicem populum, in penam deficientis. P, II, 1,3.

et judex vel judices non fuerint in culpa. P. II, III, 3 )».

Earum maritagia... redibunt.

plegius omnium catallorura suorum araissione punietur.

ita respondentes et negantes.

de treuga data coram justiciis régis, P. II, Add. I, v, ne talliagia fiant. P. II, Add. III, 6. mortales inimicitias esse. P. II, XX ».

Tenementum quod habuit ex parte

sua, P. II, VII, 11.

licet delinquens in possessione

sit, P. II, XVII, 2 ».

Rémanent ... et pecuniam vadii

amittunt. terra remanet conque-

renti,

episcopus .., remanet. P. II, V, 4.

exoniationes possunt reincipi. P. II, X, 9 ».

5 C'est à cet ordre d'idées que se rattache l'omission des mots : lingua Dacorum dans le ch. De per Line atibus duci (P. II, Add, I, v = LXX), transformés en lingua laicorum dans le ms. de la Bibliothèque de liouen, Y. 23, et dans un ms. de la collection Dutuit; — senescallo Normannie dans le préambule du statut de Richard Cœur de Lion rendu à la Roche- Orival (P. II, Add. III, 1 = LXXII, 1) ; — et probablement aussi celle de

ou deux termes dans presque toutes les énumérations * et supprime la plupart des épithètes^ Mais en même

la phrase finale du ch. De pertinentibus duci : Hec autem supradicia fuerunt generalia... in marchis ubi moneta non currebat , qui se retrouve dans les trois manuscrits de la seconde partie des Statuta et Consuetudines Normannie comme dans trois autres qui ne renferment que ce fragment. Cette suppression aura sans doute été amenée par les changements introduits depuis la conquête française dans l'organisation administrative de la Normandie. Quant aux mots : Nec parcarii in parcis (XL, 2), le traducteur peu au courant des usages forestiers de la Normandie les aura vraisemblablement retranchés comme inutiles ; car cette fonction existait encore au xiii® siècle. 1 Voici quelques exemples de ces suppressions : Les marcheanz e les autres qui Mercatores [et multos ambulantes]

passoient par les chemins. XV, 1.

ne il ne sa marcheandise ne seront pris. XV, 4.

vuelent muer le gage en héritage.

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