Il y a deux lacs de ce nom : le Grand et le Petit
bon les entendre, couché dans la mousse, les yeux au ciel à travers les éclaircies des feuillages touffus, et que la vie serait donc délicieuse à s'endormir ainsi sur leurs rives, sans souci des lendemains ! Car ils murmurent aux oreilles charmées :
« Vous qui cherchez le bonhcur très loin, dans les grandes cités, dans ces fournaises humaines où toujours le labeur succède au labeur, sans relâche et sans une heure pour Dieu ou pour son œuvre, vous tous, les fourbus de la civilisation, écoutez-nous |
» Laissez là cette existence factice, dont les besoins centuplent vos travaux au delà même de vos forces, et pendant qu'il en est temps encore, venez donc reprendre la tâche de vos aïeux, au milieu des forêts, dans l'air pur qui n’a jamais passé sur les villes : Beata solitudo, sola beatitudo !
» Là, du moins, vous pourrez apprécier comme la vie est belle, au soleil du bon Dieu; elle n'ira pas s’absorber tout entière dans lu poursuite acharnée du lendemain rêvé, — ce lendemain que la mort seule vous donnera peut-être |... »
Ils ont fini depuis longtemps, et toujours l'on écoute, ravi, sous le charme du vrui. Qui donc, les ayant une fois entendus, a pu jamais
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