‹ Cow-boy [microforme]Chapitre 79 sur 99 · L'opium · texte numérisé non relu

L'opium

roulait donc avec soin, cette chevelure qui le gardait Chinois, et que, tant de fois, en cette station perdue de la Prairie, Hayseed, sur la Cheyenne, des cow-boys de belle humeur avaient tirée ou voulu couper. Mais il se faisait si petit, si humble, dans son réduit de planches recouvertes de mottes de gazon, où il vivait de cinq cents de riz avec un demi-cent d’opium, — le prix du blanchissage d’un faux-col !.. Il repassait si bien, et lançait si adroïtement avec sa bouche l’empois sur les chemises de fête, qu'on avait fini par lui pardonner ses yeux en coulisse, son origine et sa queue orientales : il était même devenu l'ami de plus d'un cavalier des ran ches.

Il ne faut donc pas s'étonner si ce matin-là, Jack Reid, de l’w ranch, prit fait et cause pour le Chinois, quand ce dernier arrêta lui-même — qui l'eût cru? — un voyageur au milieu de la grand rue, dans un démocrate que trai-— nait une jolie mule.

Jack ne savait même pas de quoi il s’agissai; mais Yoshika, bouillant d'indignation, le lui eut bientôt expliqué.

— Cette mule est à moi! je l’ai achetée il y

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