‹ Cow-boy [microforme]Chapitre 93 sur 99 · JOHNSON · texte numérisé non relu

JOHNSON

Il n’était pas pressé, le général, et il savait bien la vitesse d'El Mahdi, pour avoir ainsi perdu quelques secondes à griffonner ce défi ;

mais, s'il avait pu voir les visages des cowboys, lorsqu'ils contemplèrent Gordon, lorsqu'ils entendirent Twenty-Sixth, s'il avait pu lire dans leurs yeux sombres tout ce que leurs bouches énergiques ne voulaient, ne pouvaient plus dire, — oh! alors, Johnson, comme vous auriez éperonné l'arabe, comme vous auriez brûlé prairies, cañons et collines !

Andy s’est précipité sur le cadavre encore chaud de son fidèle camarade de bonne et de mauvaise fortune; la tête dans les mains, 1l relit le billet de Johnson.

— Garçons! dit-il enfin, je jure devant vous de tuer moi-même...

— Ne jurez pas cela, s'écrie vivement Twenty-Sixth : cela vous portera malheur !

— Oui, je jure de tuer cette misérable brute d'homme qui ne vaut pas mon chien.

— Arrête! dit Sheffield ; tu perds ton chien et ton cheval; moi, je perds mon meilleur ami. Écoutez bien, vous tous : sur le sang de Loïs dont ces mains sont encore couvertes, — et 1l levait en l’air ses bras ensanglantés, — je jure de les laver dans celui de Johnson !.…. Twenty-Sixth, pour la première fois depuis bien des années, je ne pourrai pas achever le round up avec vous. Je partirai avec Jack et

DRE Derbi Se

De LU

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Andy, dès que nous aurons changé de che-

vaux.

— Que Dieu vous aide! firent tous les cavaliers, profondément émus.

Et sans le round up qui les attendait là-bas, à l'Ouest, tous, jusqu'au dernier, 1is auraient suivi Sheffield et ses camarades,

chees Cü-

à-bas, raient

VOLCELEST

Sonnez donc le volcelest !

La bête est près :

Elle a passé par ici, Les chiens sont après, Car voici son pied tout frais Dans la forêt,

Les cow-boys du T. O.T. sont repartis.

Andy, Jack et Sheffield ont continué la poursuite de Johnson, avec trois chevaux de rechange chacun. Déjà, les rares pionniers des plaines se sont émus du meurtre atroce de Loïs de Bère, et plusieurs d’entre eux ont même voulu rabattre l’ex-général sur ses poursuivants; mais leur manque d'unité, le peu d'intérêt qu'ils ont à sa capture, cette hésitation, vieille comme le monde, de tous les

caractères ordinaires devant la volonté énergique d'un bandit, tout a contribué à rendre Jusqu'ici leurs eflorts inutiles. La poudre a parlé, les langues encore davantage, mais Williams Johnson est toujours libre, là-bas, vers le Wyoming, où El Mahdi l’a emporté en quelques jours. Avec la rage d'une bête acculée, il a démonté plusieurs de ceux qui voulaient lui barrer la route, et, quoiqu'il n'ait pas encore osé attendre les boys du T. O.T., il se rit toujours de la proclamation du gouverneur du Dakota :

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