TRAITEMENT DES ABCÈS TUBERCIIEEIIX
l’expectation dans des conditions favorables, les ponctions suivies d’injections modificatrices, l’incision aseptique avec curettage, ou ablation totale.
Lorsqu’on découvre un abcès chez un coxalgique, on maintient les conditions indiquées précédemment pour la coxalgie non compliquée. Attitude couchée, immobilisation, extension continue. Si la cuisse est dans une position vicieuse très accentuée, on pratique le redressement, mais l’appareil destiné à maintenir le redressement devra laisser l’abcès à découvert, ce qui n’est pas toujours facile. Aussi lorsque l’attitude anormale est médiocrement prononcée, peut-on attendre la fin du traitement de l’abcès avant de redresser la cuisse; si l’on pratique le redressement, on devra se contenter le plus souvent de l’immobilisation à l’aide de l’appareil de Lannelongue ou d’un appareil mobile comme une attelle plâtrée.
Sous l’influence de l’immobilisation de la hanche et de conditions hygiéniques favorables, un abcès de petit ou de moyen volume se résorbe parfois spontanément au bout de quelques mois. Mais nous ne saurions dire et personne n’a appris à reconnaître à l’avance quels sont les abcès qui sont susceptibles de cette terminaison heureuse. Ils sont du reste trop peu fréquents pour qu’il soit permis d’escompter ces succès faciles.
On doit rapporter à la résorption spontanée les cas de guérison à la suite d’applications diverses sur la peau, parmi lesquelles on a vanté les badigeonnages iodés. Nous ne voulons pas nier que des exemples de résorption aient été observés dans ces conditions, mais l’action du topique nous semble avoir été minime ou nulle.
L’expectation n’est de mise que pour les abcès profonds et de petit volume pour lesquels aucun traitement n’est urgent. Ce sont du reste ceux-là qui d’une manière géné-