‹ Coxalgie tuberculeuse et son traitementChapitre 53 sur 69 · ÉTAT DU MEMBRE APRÈS LA RÉSECTION · texte numérisé non relu

ÉTAT DU MEMBRE APRÈS LA RÉSECTION

Il est loin d’être exact que l’ankylose de la hanche soit, comme Sayre le croit, un , danger difficile à éviter dans la plupart des cas. Nous verrons plus tard que, loin d’être un danger, l’ankylose est souvent une terminaison désirable. Mais de plus, alors même qu’on n’emploie aucun moyen pour l’empêcher de se produire, elle manque le plus souvent. Sur 28 opérés examinés de 6 mois à 8 ans après la résection, nous avons trouvé 12 ankylosés fibreuses serrées ou même osseuses, en tout cas sans mouvements sensibles. Dans tous les autres cas il restait des mouvements de flexion variant depuis 20 jusqu’à 60 degrés, et ces mouvements ne sont pas seulement passifs, ils sont aussi actifs ; autrement dit ce ne sont pas seulement des mouvements que l’on peut imprimer à la cuisse après avoir fixé le bassin ; ils se produisent en effet en partie dans l’oscillation, du pas durant la marche.

L’ankylose est obtenue en bonne ou en mauvaise position. Dans le premier cas les fonctions du membre sont toujours satisfaisantes, moyennant l’usage d’une chaussure surélevée en proportion duraccourcissement.Si l’ankylose s’est faite avec une adduction très marquée ou avec une flexion dépassant 45 degrés, la marche devient vicieuse, mais la difl'ormité est facile à corriger par une ostéotomie trochantérienne ou sous-trochantérienne.

Nous avons pratiqué cette opération quatre fois depuis un an avec des résultats excellents, la flexion a pu être corrigée sans difficulté de même que l’adduction. En mettant même la cuisse dans une abduction légère, nous avons réduit notablement l’étendue du raccourcissement

résection. ■

fonctionnel. Nous ayons pratiqué l’ostéotomie^ linéaire pour une incision cutanée de 2 centimètres au plus qui a

Fia.. 18.- Coxotuberculose

après résection delà hanche. Raccourcissement de 5 centimètres.

été fermée par un seul point de suture. La cuisse a été maintenue dans une bonne position a 1 aide de 1 attelle

plâtrée, placée par-dessus le pansement comme dans la résection. Deux mois ont suffi à la guérison.

En l’absence de l’ankylose, la position vicieuse de la cuisse est un sujet de grandes difficultés chez beaucoup de malades après la résection. Elle est au reste, à n’en pas douter, le plus souvent en rapport avec le procédé opératoire suivi pour la résection, lorsque le grand trochanter n’a pas été enlevé, il conserve la situation anormalement élevée qu’il avait avant l’opération, il remonte même souvent après l’opération. 11 s’ensuit, malgré toutes les précautions, une tendance de la cuisse à se porter en adduction, tendance beaucoup moins marquée après la résection sous-trochantérienneou après larésection d’après le procédé en tabatière (Ollier). On doit donc s’appliquer, dans tous les cas, mais surtout lorsque la résection n’a pas supprimé le grand trochanter, à corriger l’adduction pendant une période de plusieurs mois et même de plusieurs années par l’usage d’un appareil orthopédique. L’appareil silicaté, dont nous faisons un fréquent usage à Berck, remplit assez bien cette indication. On arrive à de meilleurs résultats avec un appareil à attelle articulée au niveau de la hanche et permettant de forcer l’adduction.

. La flpion de la cuisse est plus facile à éviter' et à corriger que l’adduction. Ces deux déviations, la dernière surtout, ont une part importante dans la production du raccourcissement post-opératoire. Nous avons déjà exposé ailleurs que le raccourcissement fonctionnel du membre inférieur dans la coxalgie est dû à trois causes : déviation de la cuisse (adduction et flexion), luxation de la hanche, diminution de longueur des os de la cuisse et de la jambe. II en est de même après la résection.

Le raccourcissement fonctionnel est variable chez les

résection.

s.iets réséqués de la h.neUe selon r.llilude du membre otjéré retendue et de la portion du fémur que I on sup nriinée Nous l'avons vu réduit à 3 et 4 centimètres ches îoelques sujets plusieurs années après la résection. Chez kulres il atteint 5, 6 et même 8 centimètres.

Le degré du raccourcissement a sans doute une gran e mflu.„2 sur la marcbe, mais l'attitude du membre n en a tas une moindre. Bne chaussure surélevée corrige bien /raccourcissement d'un membre en bonne '

ivec l'adduction, la marcbe reste toujours très defec tueuse quel que soit l'appareil employé. On ne peut donc “’siler sir l’importance des soins apportes au maintien du membre en bonne attitude.

Nous avons dit que l’ankylose de la banc P

à craindre. Est-ce à dire qu’un sujet marche mieux avec une ankylosé qu’avec une hanche mobile? Nous avons sis les yeux la preuve du contraire : plusieurs des malades actLllement présents à l’Hôpital marü^^^^^

aussi régulièrement et aussi solidement f i

arthrose^de la hanche que d’autres avec une ankylosé Je crois aussi que les chirurgiens qui ^

pseudarthrose exposait davantage a une ^«^ 0"^ «

In raisonnement surtout théorique. Mais ce qui rue parmt réel c’est qu’une déviation du membre, flexion ou adduc lion’ est plus difficile à corriger avec une hanche mobile ou’avec une ankylosé. On a beau redresser la cuisse de-

S de certains Llades. lejésuUat, obtenu tempo^

ment, se perd peu à peu dans la suite contr

l’ostéotomie sous-trochantérienne permet souvent d ob

,e.irrbon„cp.éiti.ii del. cuisse d'une manière defi-

"‘oHieri préfère l'ankjlosc à la pseudarthrose. . Quand

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