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Creation de Bourses pour les Jeunes Aveugles

entrepris?, il convenait d'inviter les promoteurs à une nouvelle étude. Vos instructions sont portées à la connaissance de la Société, qui n’a pas encore fuit connaître ses intentions.

En terminant, je crois intéressant d'indiquer que le Comité a eu la pensée de participer A l'Exposition d'hygiène qui s’est tenue à Ostende du 10 août au .10 Mipienjlue dernier, qu'il a envoyé & cette Exposition divers document tfoturainent les photographies des maisons primées au dernier •'oinxnir', et qu'il a eu la satisfaction de remporter un grand prix et une médaille en or.

En résumé, dans le courant de l’aunéc 1901, les travaux du Comité • >nt été principalement consacrés au Concours des habitations à bon mar- ■ h<- et à l'élude des moyens à employer pour créer une grande Société parvienne de constpu*«fflTTés~ opérations du Concours étant complètement tçrimnée*, le Comité va pouvoir concentrer ses elforts sur la réalisation de la seconde partie de ce programme. Déjà, des vues ont été échangées avec la Société française des habitations à bon marché, qui poursuit également de son cdté la formation à Paris d'une grande Société de constructions économiques. J’ai le ferme espoir que grâce à la collaboration de« hommes éminents et dévoués qui ont pris à coeur celle lâche, tant à la Soci.-té française qu'au Comité Je la Seine, il sera possible d’arriver à un résultat pratique ; d'autre part, le Conseil municipal de Paris et le Conseil général ont assez fréquemment manifesté leur sollicitude en faveur de la question des habitations A bon marché pour qu’il soit permis, le cas échéant, de compter sur leur appui.

Veuilles agréer. Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.

/•■ Sénateur. l'irt lient il u < fini le îles Habitai ions il bu n marc ht1 île ht Seine.

PU L S ru U ss.

Extrait 'In prucci-i erbal de la séance du il décembre 1901 .

Par M. Marsoclan (1 .

Messieurs,

Dans sa séance du 12 juin 1901, M. Laurent-Cély déposait la proposition suivante:

■ Les jeunes aveugles du département de la Seine trouvent à l'école Braille toutes les ressources nécessaires à leur instruction età leurapprçuiissage, mais ils ne peuvent en profiter que s’ils sont âgés de moins de treize ans.

I Rapport présenté îu Conseil général de la Seine et approuve à la séance

du t juillet 1901

l.a cécité, résultant de maladies ou d’accidents, frappe à tout âge, et, \

REVUE PHILANTHROPIQUE

les portes de Braille restent fermées à ces infirmes qui, cependant, sont encore capables d’apprendre une profession.

« Il y a là une lacune que le Conseil général tiendra à honneur de combler.

« La ville de Paris a annexé aux écoles municipales de la rue des Petits- Hôtels (Xe arrondissement) et de la rue de Poissy (Ve arrondissement) des cours gratuits de lecture et d’écriture méthode Braille et d’accordage de pianos où sont admis des aveugles externes de tout âge.

« Ces cours rendent certainement de grands services, mais tous les aveugles ne peuvent devenir de bons accordeurs; l’apprentissage est d’environ deux années.

« L’école professionnelle d’aveugles 1 bis, rue Jacquier, enseigne aux aveugles de 18 à 40 ans la brosserie, le cannage et le rempaillage des chaises.

« La durée de l’apprentissage est d’environ 8 à 10 mois ; les apprentis sont externes, ils trouvent dans le voisinage de l’école la pension et le logement pour 75 francs par mois.

« Dès que leur travail est utilisable, il leur est payé.

« Sur les 191 aveugles entrés à l’école, 88 provenaient du département de la Seine. Une bourse, la seule, a été accordée au jeune aveugle Louis Marais le 17 avril 1886.

« Actuellement, plusieurs aveugles du département sont en apprentissage à l’école :

« MM. Fureau, d’Asnières.

Muller, de Paris.

Paquin, de Paris.

« Ces deux derniers peuvent continuer à résider chez eux et une subvention de 1 fr. 25 c. par jour pourrait suffire à les aider à continuer leur apprentissage; il n’en est pas de même deM. Fureau, qui est obligé d’habiter près de l’école.

« En conséquence, je propose au Conseil l’ouverture d’un crédit de 3 000 francs devant servir à aider les aveugles de 18 à 40 ans à traverser la période difficile de l'apprentissage à l’école de la rue Jacquier.

« Le directeur de cette école fournirait trimestriellement un état nominatif des boursiers avec renseignements sur leurs progrès, études, prévisions pour le trimestre suivant.

« Les boursiers seraient désignés par le conseil général.

« Signé : Laurent-Cély. »

Cette proposition mérite un sérieux examen en ce sens surtout qu’elle soulève une très grosse question qui ne doit pas être résolue seulement avec le sentiment.

Certes, tous les efforts qui ont été déjà faits en faveur du sort des aveugles sont des plus louables, mais la solution définitive que tout le mondé peut souhaiter ne s’accorde guère avec l’état social actuel, et surtput avec l’état physique particulier qu'entraîne cette infirmité.

Si le nombre des aveugles est encore aussi grand, cela provient surtout de l’ignorance complète des parents, qui, dès le jeune âge, ne voient dans

/ J Jti

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