VARIÉTÉS
la commisération publique en jouant il’uu instrument, soit sur la voie ,'uMique. soit et surtout dans les cours, des gens instruits, sortant de nos institutions n itiouales, des ateliei s particuliers et dont I éducation et I instru. lion avaient coûté à la société des sommes énormes... pour les remettre ù nouveau & sa charge.
Et c’est encore la mendicité qui rapporte le plus ; il n'est pas rare de trouver des mendiants aveugles qui se font au moins de 6 à 8 francs par jour, et c'est par ce moyen qu’ils peuvent vivre et faire vivre les leurs.
Mais ils iimuobiliseut un voyant, leur conducteur, qui devient un déclassé absolu eu même temps que souvent il devient... mais nous ne pouvons . mtinuer. Cette habitude de la dégradât humaine s’étend si loin
qu'il vaut mieux jeter un rideau noir et opaque sur la suite.
La société devrait-elle se résigner à laisser à la rue, à se reconnaître impulsant à sauver tout inlinuc qui avait le droit de vivre, qui, si un sens lui manquait, n’en avait pas moins un cerveau, un cœur comme tout le inonde?
Von, et à côté des œuvres d’un caractère privé d'assistance aux aveugles. assistance sous forme de véritables aumônes, nous avons :
I» Us Quinie-Vingts, établissement hospitalier de l’État, qui rayonne sur toute la France et qui vient en aide à 300 familles hospitalisées;
5» Us pensions argent 100 fr. et 200 fr.) concédées par le même établissement A certains des postulants, en attendant les places libres ;
3* I. Institut national qui prend les enfants et les jeunes gens de toute la France et les instruit, les dirigeant surtout vers la musique;
*• Us ateliers de la rue Jacquier, que connaît bien l'auteur de la proposition puisque son frère les dirige ;
5* Les établissements Braille, qui prennent l’enfant à trois ans jusqu’à treize ans, le» instruisent, leur apprennent un métier et pourvoient euxmêmes à leur travail;
ù'- Eulin, pour compléter ce qui restait à faire pour résoudre le problème
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l'aveugle à tous les Ages, surtout après treize ans, et dans lesquels il trouve, avec le secours d'hospice augmenté, une liberté, une indépendance
qu'il mérite.
Vous avons montré que cette forme d'ateliers dans lesquels l’aveugle trouve un autre infirme qui le complète au point de vue de I exécution du t. avait, qui n'a a p r • . . 1 1 p.- 1 ni du choix <i- la m it i- i • première, ni .le
-on achat, ni des avances d’aucune sorte, ni du placement de ses produits, ni du chômage, ni de la maladie, sc trouve donc de fait dans des conditions bien autrement avantageuses que nombre de pauvres gens complets qui éprouvent pour vivre les plus grandes diflicultés.
bunc, développons ce genre d’assistance sociale, et le problème sera résolu complètement.
En conséquence, nous conclurons :
lui proposition de notre collègue Laurent-Cély doit prendre une autre forme.
S’il s'agit d'une subvention de 3 000 francs A donner aux ateliers de la rue Jacquier, pan e que établissement charitable, nous pouvons examiner
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la question et la lui accorder si le Conseil accepte cette proposition.
C’est donc dans ce sens que M. Laurent-Cély devra la reproduire.
Mais, pour aider à apprendre à l’aveugle un métier qu’il ne pourra exercer utilement chez lui lorsqu’il aura quitté l’atelier, nous ne pouvons que vous proposer l’ordre du jour, ne voulant pas faire naître chez de pauvres infirmes une illusion qu’une désillusion des plus violentes rendra encore plus douloureuse.
Nous vous proposons donc d adopter le projet de délibération suivant :
« Le Conseil général,
« Délibère :
« Une somme de 3 000 francs est inscrite au chapitre 9 pour être donnée en secours d’études aux aveugles âgés de plus de treize ans habitant Paris ou le département de la Seine qui désireront apprendre un métier.
« Chaque bourse, dont la quotité sera fixée par espèces, sera attribuée après avis de la 3e Commission ».