‹ Crébillon fils. Biographie, bibliographie, pages choisiesChapitre 7 sur 20 · LES EGAREMENTS DU CŒUR ET DE L'ESPRIT · texte numérisé non relu

LES EGAREMENTS DU CŒUR ET DE L'ESPRIT

ou MÉMOIRES DE M. DE ME)LCOURT (ijSé).

^'EST un des romans les mieux écrits de Crébillon, celui où il a ^^ le moins sacrifié au galimatias amoureux, celui où son style a le plus de naturel. Malheureusement, il est inachevé et jamais Crébillon n'a eu la inoindre velléité de lui donner un dénouement. Pousser une intrigue 7i était pas son affaire ; il excelle à faire causer deux personnages, mais, dès que l'action se complique, il tombe dans le fantastique comme dans Tanzaï et Ah ! quel conte ou laisse la question sans solution, comme c'est le cas ici. Et pourtant, l'intrigue est bien simple : Le timide marquis de Meilcour, dans le temps qu'il pourra voir tous ses désirs comblés par Mme de Lursay, personne déjà sur le retour et qui n'est probablement autre que la iruxitresse de Crébillon {Mme de Margy), s'éprend d'une jeune inconnut aperçue dans une loge à l'Opéra. Ce qui, aussitôt, excite sa jalousie, c'est qu'elle parait être au mieux avec un des amis à lui, Oermeuil. Aussi est-ce sans enthousiasme qu'il se rend chez Mmede Lursay , qui, elle, au contraire, est dans d'excellentes dispositions vis-à-vis du jeune marquis. Timide et sot, il ne saura pas saisir le bonheur qui s'offre à lui :

l'occasion perdue

— Po\ir quelle heure avez-vous demandé votre équipage ? Pour minuit ?

— Oui, repris-je.

— Tant pis, repartit-elle, c'est l'heure à laquelle on sortira

do chez moi. Si je ne le faisais revenir qu'à deux heures,

par exemple, interrompit-elle. Puisque vous pensiez cela, pourquoi ne me le pas dire ?.....

♦ Cet expédient lève toutes les difficultés, et je vous sais

^ri- de l'avoir iinagiiu-. Eu elfot, le prétexte d'atteiidie vos Ljons est suffisant pour rester ; et supposé que quelqu'un vous offrît do vous ramoner, vous sauriez vous en dispenser apparemment ? »

Je ne répondis à Mme de Lursay qu'en serrant sa main avec passion, et je sortis pour donner mes ordres, riant en moi-même do ce qu'elle me faisait honneur du stratagème qui assurait notre entretien, pondant qu'elle aurait pu, à si juste titre, s'en attribuer l'invention.

Je trouvai en rentrant, quo tout le monde s'était remis au jeu, et que Mme de Lursay se plaignait de la migraine. Tout imbécile que j'étais, je no laissai pas de comprendre qu'elle ne feignait cette indisposition quo pour être plutôt en liberté de me parler, et je ne concevais pas comment on pouvait commettre l'incivilité de ne point abandonner le jeu, et de ne la pas laisser jouir de ce repos dont elle semblait avoir besoin. Malgré toutes les réflexions que je faisais là-dessus et mon impatience, on acheva les parties commencées. Je me sentais ime ardeur inquiète qui me tourmentait, je regardais tristement Mme de Liusay, comme pour lui demander raison du chagrin qu'on nous causait, et elle, par les plus tendres soinis, me faisait entendre qu'elle partageait mon inquiétude.

Ce moment si ardemment souhaité vint enfin ; on se leva, on se disposa à partir. Je sortis avec tout le monde, et je feignis d'être étonné de ne trouver personne à moi dans l'antichambre. Ce que Mme de Lursay avait prévu ne manqua pas de ra'arriver. On me proposa de me ramener; je remerciai, mais avec un air décontenancé. L'on me pressait d'accepter, mon embarras augmentait, et je crois que faute de savoir que répondre, je me serais laissé reconduire, si Mme de Lursay fertile en expédients, et dont l'esprit ne se troublait pas aussi aisément que le mien, ne fût venue à mon secours.

— Ne voyez-vous pas, dit-elle en souriant, à ceux qui me tourmentaient le plus poliment du monde, que vous le gêneriez, et qu'il ne veut pas apparemment que l'on sache où il va. H a sans doute quelque rendez-vous. Mais vos gens ne peuvent pas tarder à venir, continua-t-elle en se tournant vers moi, et quoique j'aie un mal de tête affreux, je veux bien vous permettre de les attendre ici

LES EGAREMENTS DU fŒUK ET DE L ESPRIT û

Ce discours fut tenu d'un air si naturel, qu'il était impossible de n'y être point trompé; je la reiierciai en bégayant. On attribua mon trouble à la plaisanterie qu'elle m'avait faite, et après m'avoir raillé bien ou mal sur ma bonne fortune prétendue, enfin on nous laissa ensemble.

Je ne me vis pas plutôt seul avec elle, que je fus saisi de la plus horrible peur que j'aie eue de ma vie. Je ne saurais exprimer la révolution qui se fit dans tou.s mes sens; je tremblais, j'étais interdit, je n'osais regarder Mme do Lursay ; elle s'a])erçut aisément de mon embarras, et me dit, mais du ton le plus doux, de m'asseoir auprès d'elle sur un soplia où elle s'était mise. EUe y était à demi couchée, sa tête était appuyée sur des coussins, et elle s'amusait nonchalamment, et d'un air distrait à faire des nœuds. De temps en temps elle jetait les yeux sur moi d'une façon languissante, et je ne manquais pas, dans l'instant, de baisser respectueusement les miens. Je crois qu'elle voulut attendre par méchanceté que je rompisse le silence ; enfin je m'y déterminai.

— Vous faites des nœuds, madame? lui demandai-je d'une voix tremblante.

A cette intéressante et spirituelle question, Mme de Lursay me regarda avec étonnement. Quelque idée qu'elle se fût faite de ma timidité, et du peu d'usage que j'avai.> du monde, il lui parut inconcevable que je ne trouvasse que cela à lui dire. Elle ne voulut pas cependant achever de me décourager, et sans y répondre.

— Je suis, me dit-elle, fâchée, quand j'y songe, cjue vous soyea resté ici, et je ne sais à présent si ce stratagème que nous avons d'abord trouvé si heureux, fera l'effet que nous avons imaginé.

— Je n'y vois point d'inconvénients, rcpondis-je

— Pour moi, repartit-elle, je n'en vois qu'un, mais il est terrible. Vous m'avez trop parlé tantôt, et je crains qu'on ait deviné ce que vous me disiez; je voudrais qu'en public vous fussiez plus circons[)ect.

— .Mais, madame, repartis-je, il est impossiblo (lu'o.i m'ait e tendu.

— Ce ne serair pas une raison, répondit-elle. On commence toujours [mr médire, sauf après à examiner si l'on a eu de

quoi le faire. Je me souviens que nous nous sommes entretonus longtemps, et sur une matière qui no laisse point un air indifïi!'rent. Quand on dit à quelqu'un qu'on l'aime, on cherche à le lui [jcrsuader, et le discours ne partît-il du cœur, il anime toujours les yeux. Moi qui vous examinais, par exemple, il me semblait que vous aviez plus de feu, plus de tenth-esse que vous ne croyiez peut-être vous-même ; c'était sans que vous le voulussiez, même sans cpie la chose vous touchât assez pour qu'elle altérât votie physionomie ; cependant je la trouvais changée. Je crains qu'un jour vous ne soyez trompeur, et je plains d'avance celles à qui vous voudrez plaire. Vous avez un air vrai ; votre expression est passionnée, elle peint le sentiment avec une impétuosité qui entraîne, et je vous

avouerai Mais non, ajouta-t-elle, en s'interrompant, et

avec un air confus, il ne me servirait de rien de vous dire ce que je pense.

— Parlez, madame, lui dis-je tendrement ! rendez-moi, s'il se peut, digne de vous plaire.

— De me plaire, reprit-elle. Ah ! Meilcour, c'est ce que je ne veux pas ; et supposé que vous en ayez eu le dessein, n'y pensez plus, je vous en conjm-e. Quelques raisons que j'aie de fuir l'amoiu", quelque peu même qu'il semble être fait pour moi, peut-être m'y rendriez-vous sensible. Ciel ! ajouta-t-elle tristement, serais-je ré.servée à ce malheur, et ne l'aurais-je évité jusqu'ici que poiu- y tomber plus cruellement !

Ces paroles de Mme de Lursay et le ton dont elle les pro iionçait me jetèrent dans un attendrissement où je ne m'étais jamais trouvé, et qui me pénétra au point que je ne pus d'abord lui répondre. Pendant le silence mutuel où nous restâmes quelque temps, elle paraissait plongée dans la rêverie la plus accablante, elle me jetait des regards confus, levait les yeux au ciel, les laissait retomber tendrement sm- moi, semblait les en arracher avec peine ; elle soupirait avec violence, et ce désordre avait quelque chose de si naturel, et de si touchant. Elle était si belle dans cet état ! Elle me pénétrait de tant de respect, que, quand je n'aurais pas eu déjà le déisir de lui plaire, elle me l'aurait sûrement fait naître ?

— Eh ! pourquoi, lui dis-je, d'une voix étouffée, .serait-ce un malheur pour vous ?

LES ÉGABEMENTS DU CŒtJR ET DE l'eSPRIT 5

— Pouvez-vou3 me lo demander, reprit-elle ? Croyez-vous que je m'aveugle sur le peu de rapport qu'il y a entre nous ? A présent que vous me dites que vous m'aimez, vous êtes peut-être sincère ; mais combien de temps le seriez-vous, et combien ne me puniriez-vous pas d'avoir été trop crédule ? Je vous amuserais, vous me fixeriez. Trop jeune pour vous attacher longtemps, vous vous en prendriez à moi dos caprices de votre âge. Moins je vous fournirais de prétextes de confiance, plus je vous deviendrais indifférente. Dans les soins que je prendrais de vous ramener, vous verriez moins une amante sensible, qu'une personne insupportable. Vous iriez même jusqu'à vous reprocher l'amour que vous auriez eu pour moi, et si je ne me voyais pas indignement sacrifiée, si vous n'instruisiez pas le public de ma faiblesse, je le devrais moins à votre probité qu'au ridicule dont vous croiriez Vous couvrir, en avouant que vous m'auriez aimée.

Mnie de Liu-say aurait sans doute parlé plus longtemps sur ce ton tragique, mais elle m'en vit si abattu, si près d'en verser des larmes, si déconcerté, qu'elle crut nécessaire, pour me remettre l'esprit, de me parler avec moins de majesté.

— Au reste, ajouta- t-ello doucement, ce n'est pas que je vous croie capable d'aucun des mauvais procédés que je viens de vous dépeindre, non assurément ; mais je vous le répète je crains votre âge plus encore que le mien ; d'ailleurs vous ne voudrez pas ra'aimer à ma fantaisie.

— Non madanie, lui dis-je, je ne me conduirai jamais que par vos volontés.

— Je ne sais pas, reprit-elle en souriant, si je dois vous en croire. On imagine quelquefois que c'est une preuve d'amour que de perdre le respect, et c'est la plus nxauvaise façon de penser qu'il y ait au monde. Je ne dis pas qu'on ne doive naturellement attendre une récompense do ses soins ; quelque répugnance que sente une femme à s'engager trop avant, quand elle est une fois persudaéo, elle laisse peu do chose à oombattre.

— Quand serai-jo do.i^ assez lieureix po ir vous persuader, madame? lui domandai-je.

— Quand? répondit-cllo en riant; mais vous voyez que je lesuis à demi. Je vous laisse dire que vous m'aimez, et je vous

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dis presque que je vous aime. Vous voyez quelle est ma confiance ; je n'ai pas craint de rester seule avec vous, je vous ai même aidé à y parvenir. Cela fait, à ce qu'il me semble, des preuves de tendresse assez fortes, et si vous les voyiez telles qu'elles sont, je crois que vous ne vous plaindriez pas.

— Il est vrai, madame, repris-je d'un air embarassé, mais...

— Mais, Meilcour, interrompit-elle, savez-vous bien que ma démarche de ce soir est très hasardée, et qu'il faut que je pense aussi bien de vous que je le fais pour m'y être déterminée ?

— Hasardée ? repris-je.

— Oui, dit-elle, et je le réj)éte, très hasardée. Au hmd, si l'on savait que vous êtes ici de mon consentement, que j'en ai lié volontairement la ])artic avec vous, en un mot, que ce n'est pas un coup imprévu, que ne serait-on pas en droit d'en dire ? Voyez pourtant le tort qu'on aurait ; car personne ne peut être assurément plus respectueux que vous et voilà ce qu'on ne croit pas, le moyen de tout obtenir. Meilcour, ajouta-t-elle, pressaïunient. combien vous voulez vous faire aimer ! Que cet air d'embarras, et d'ingénuité qui me découvre toute la candeur de votre âme, est flatteur pour moi !

Ces paroles me semblaient alors trop obligeantes pour n'en devoir pas remercier Mme de Lursay, et dans le transport qu'elles me causaient, je pris sur moi au point que j'osai me jeter à ses genoux.

— Ah ciel ! m'écriai-je, quoi vous m'aimerez, vous me le direz !

— Oui, Meilcour, rejMit-elle en souriant, et en me tendant 'a main : oui, je vous le dirai, et le plus tendrement du monde serez-vous content ?

Je ne lui répondis qu'en serrant avec ardeur la main que je lui avais saisie.

Cette action téméraire fit rougir Mme de Lursay, et ])arut la troubler ; elle soupira, je soupirais aussi. Nous fûmes quelque temps sans nous parler. Je cessais un instant de lui baiser la main, pour la regarder. Je trouvais dans ses yeux une expression dont j'étais saisi sans la bien connaître ; ils étaient si vifs, si touchants ! J'y lisais tant d'amour que, sûr qu'elle me pardonnerait mon audace, j'osai encore lui baiser la main.

LBS ÉGARKHENTS DU CCKUB ET DE L' ESPRIT 7

— Eh bien, me dit-elle enfin, ne voulez- vous donc pas voua lever ? quelles sont donc ces folies ? Levez-vous, je le veux.

— Ah ! madame, m'écriai-je, aurais-je le malheur de voua avoir déplu î

— Eh ! vous fais-je des reproches, répondit-elle languissamment ? Non, vous ne me déplaisez pas, mais reprenez votre place, ou pour mieux dire, partez, je viens d'entendre votre carrosse, et je ne veux pas qu'on vous attende. Demain, si vous voulez, on vous verra ; si je sors, ce ne sera que tard. Adieu, ajouta-t-elle en riant de ce que je retenais éternellement sa main, je veux absolument que vous partiez. Vous devenez d'une témérité qui m'effraye, et je ne voudrais point du tout qu'elle continuât.

Je cherchais à me justifier, je ne voulais point me rendre aux ordres de Mme de Lursay. En me pressant de la quitter, elle n'avait point l'air d'une femme qui veut être obéie. Je lui soutins qu'elle n'avait point entendu rentrer mon carosse.

— Mais quand cela serait, me dit-elle, il ne me plaît pas que vous restiez ici davantage. Ne nous sommes-nous pas tout dit ?

— n me semble que non, repris-je en soupirant, et si je garde quelquefois le silence aui)rès de vous, c'est bien moins parce que je n'ai à vous dire, que par la difficulté que je trouve à vous exprimer tout ce que je pense.

— Voilà, me dit -elle, en se remettant sur le sopha, une timidité dont je veux vous corriger, il faut toujours la distinguer du respect ; l'un est convenable, et l'autre est ridicule. Par exemple, nous sommes seuls, vous me dites que vous m'aimez, je vous réponds que je vous aime, rien ne nous gêne ; plus la liberté que je semble donner à vos désirs est grande, plus vous êtes estimable de ne point chercher à en abuser Vous êtes peut-être le seul au monde que je connaisse capable de ce procédé. Aussi la répugnance, que je me suis toujours sentie pour ce que je fais aujourd'hui, cesse-t-elle ; je puis me flatter enfin d'avoir trouvé un cœur dans les principes du mien. Cette retenue dont je vous loue vient du respect ; car si vous n'étiez que timide, j'en aurais assez fait pour que vous ne le fussiez plus. Vous ne me ré[)ondcz rien ?

— C'e.st que je sens, madame, repris-je, que vous avei raison, et que je voudrais que vous eussiez tort.

Il n'est pas hors de propos de faire remarquer que, quand elle s'était remise sur le sopha, je m'étais rejeté à ses pieds ; qu'alors elle m'avait laissé appuyer les coudes sur ses genoux, que, d'une main, elle badinait aveu mes cheveux, et qu'elle permettait que je lui serrasse, ou que je lui baisasse l'autre, car cette importante faveur était à mon choix.

— Ah ! si j'étais sûi-e, s'écria-t-elle, que vous ne fussiez pas inconstant, ou indiscret, ajouta-t-elle, en baissant la voix.

Loin de répondre comme je l'aurais dû, je sentis si peu la force de cette exclamation, je connaissais si peu le prix de ce que Mme de Liu-say faisait pour moi, que je m'amusai à lui jurer une fidélité éternelle. Le feu que je voyais dans ses yeux, et qui aiu-ait été, pour tout autre, un coup de lumière ; son trouble, l'altération de sa vcÀx, les soupirs doux et fréquentst tout ajoutait à l'occasion, et rien ne me la fit comprendre. Je crus même qu'elle ne se livrait tout à moi que parce qu'elle était sûre de mon respect, et qu'un moment d'audace ne me serait jamais pardonné ; qu'elle était une de ces femmes avec lesquelles il faut tout attendre, et pour qui le moment n'est redoutable que quand elles le veulent. Je me fis enfui tant et de si fortes illusions, qu'elles prévalurent sur mes désirs et sur l'envie que la délicate Mme de Liu-say avait de m'obliger. Moins elle avait à se reprocher de ne s'être pas assez fait entendre, plus elle devait être indignée contre moi. Je la vis tomber dans une sombre rêverie, et je l'aurais tourmentée jusqu'au jour de mes protestations d'amour et surtout de respect, si, ennuyée enfin de la situation ridicule où je la mettais, elle ne m'eût réitéré, et très fortement, qu'il était temps que je me retirasse ; elle jugea en personne sensée qu'il ne lui restait plus rien dans cet instant k espérer de moi. Quelque répugnance que je montrasse pour lui obéir, je ne pus rien gagner siu- elle, et nous nous séparâmes, elle, étonnée sans doute qu'on pût pousser aussi loin la stupidité, et moi, persuadé qu'il me faudrait au moins six rendez-vous avant que de savoir encore à quoi m'en tenir. Il me sembla même qu'en me quittant, eUe m'avait regardé avec froideiu", et je crus qu'elle n'était causée que par les licences où je m'étais laissé emporter avec elle.

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