SCENE V
tES MÊMES, GOBILLON, ANNETTE, les invités, sortant de la maison.
Les cadeaux sont soignés, n'est-ce pas, ma fille?
FÉLICIEN , transporte de joie et sautant au cou de Gobillon. Papa Gobillon! Annette!
GOBILLON et AKNETTE.
Félicien !
GOBILLON , se débattant.
Monsieur, monsieur, vous m'étouffez! calmez cette effervescence.
FÉLICIEN
Tant pire ! j'en pleure de joie ! [regardant autour de lui. ) Ah ! çà, comme vous v'ià endimanchés ! on dirait d'une noce. GOBILLON, à Annette^ qui veut parler.
Silence, ma fille... [d Félicien.) C'est aussi une noce, si j'ose le dire.
FÉLICIEN
Tiens , tiens !. . . et de qui , cette noce ?
GOBILLON.
De ma propre et unique fille, Marie-Anne Gobillon.
FÉLICIEN
Annette!... perfide Annette.
ANNETTE , pleurant.
Mais ça n'est pas ma faute.
GOBILLON.
Ts'e fallait-il pas attendre monsieur? Il part sans dire gare , et reste un mois on ne sait où.
FÉLICIEN
Je vous ai écrit vingt-deux lettres, franco.
Nous n'avons rien reçu ; d'ailleurs , mon cher , j'ai un gendre autrement huppé que vous.