SCENE VI
LES MÊMES, CRÉDEVILLE.
cbédeville, sortant de la maison.
Le notaire se fait bien attendre. . . ce fastidieux notaire !
FÉLICIEN, s^approchant de lui et le reconnaissant. Mon contrebandier !
Mon gabelou !
tocpiN, à part.
Ça s'embrouille.
FÉLICIEN
Ah! c'est ça le gendre huppé?. . . Bon! bon, je vas le secouer, ce monsieur comme il faut. . . tpicier , savez-vous quel est cet homme ?
GOBILLON.
C'est monsieur Saint-Albin.
FÉLiciEîy , élevant la voix.
C'est. . .
CRÉDEViLLE, lui suisissant ta main, à part. Motus !. . . lu l'as juré sur la tête à maman. . . et ta lettre... ( à part. ) S'il savait qu'elle est flambée.
FÉLICIEN, à part ^ se calmant.
Mon serment. . . ma lettre. . . Je suis paralysé.
Ah! çà, qu'est-ce que tout ça veut dire ?
FÉLICIEN
Ça veut dire que je suis un frêle individu que la destinée fait aller avec l'ironie la plus atroce. Tu me fais bien aller, ô destinée! {bas à Crédeville.) Il faut que je vous parle entre quatre z'yeux.
CRÉDEVILLE , à demi-voix.
J'y consens, gabelou. {haut.) Beau-père, laissez-moi causer un instant en particulier avec ce jeune exalté ; je veux lui faire deux mots de morale et le consoler des vicissitudes qui le tracassent. {Loupin,sur un signe que lui faitCrédevillCf emmène Annette. )
GOBILLON.
Mais je voudrais savoir. . .
CRÉDEVILLE , le poussant.
Allez donc, allez donc, cher beau-père.
{Gobillon , AnnetU et Loupin , entrent dans la maison à gauche.. )