SCENE VlU
LES MÊMES , LOUPIN.
Qu'est-ce?... qu'y a-t-il?... Pourquoi cette figure décomposée ?
LOVPiN , bas.
Il faut jouer des jambes; et vivement.
Tu as TU (}uelqu'un ?
LOVPIN.
Deux lévriers en chapeaux à cornes.
CRÉDEVILtE.
Deux gendarmes!
LOXJPIN.
Ils sont à boire chopine dans un cabinet particulier. . ù l'entrée...
CBÉDE VILLE.
Eh bien ?
LOBPIN.
Eh bien! ils ont mis le nez dans l'affaire... ils ont proiioncé deux fois ton nom... l'autre, le vrai... et finalement ils vont s'adresser au marié et lui demander ses papiers.
CRÉDEVILLE, fuvieU.X.
Misérable gabelou!... c'est toi qui m'as dénoncé...
FÉLICIIN.
Moi !... l'enfant de maman, manquer à sa parole, à son serment!...
Eh bien! si tu ne m'as pas trahi , il faut que tu m'aides ù in'échapper.
FÉLICIEN
Pardi.», c'est pas malin.. . filez par là.
LOrPIN.
Bah ! il y en a par U\ des gendarmes.
FÉLICIEN
Alors , par ici !
LOtJPIN.
Je vous dis qu'il y en a à toutes les portes.
Ils m'empoigneraient au passage, [menaçant Félicien.) Ah ! si c'est toi!...
FÉLICIEN
Mais non, mille fois non... Pour vous le prouver, ma vie, mon sang, mes pièces de cent sous, je livre tout.
CRÉDEYILLE.
C'est au marié qu'ils vont s'adresser. . . Sois le marié. . . prends mon habit, mon bouquet, mes gants blancs... (Félicien exécute aussitôt.) Réponds-leur ce que tu voudras... tire-t-en comme tu pourras... pendant ça, moi... [Iltnet la redingote de Félicien.)