ACTE PREMIER
le bou jardinier ôte les mauvaises herbes de ses plates bandes.
BARBE
C'est vrai, M. Minorel, toutes les superstitions sont dangereuses. Va dans ma chambre.
Pierre sort.
M ADAM F, NEVOLY.
Petit Pierre est mal ici. Son éducation n'est pas encore coninnencée.
BEUTHE.
Sans compter qu'il touche à tout, qu'il brise touti
BAUBE
Oh! ma cousine !
BERTHE
Il a dernièrement cassé un grand verre à pied.
MADELEINE
Et un carreau de l'entrée.
BAUBE
Pourquoi dites-vous cela, Madeleine?
MADELEINE
Parce que c'est vrai.
BARBE
C'est le vent (jui a cassé le carreau.
BERTHi:.
Oui, p;.rce que Pierre tivait laissé la fenêtre ouverte.
MADELEINE
11 est siius ordre. Ce qu'il a Iraîne partout.
lîAnBE.
Mais il n'a rien le pauvre gamin. Il a trois soldats en plomb.
MADELEINE
On ne voit qu'eux ici.
MADAME XEVOLY.
On pourrait mettre cet enfant à Auteuil dans celte maison d'éducation où vous avez des amis, je crois, M. Sicre.
SIGRE.
Oui, là, il serait très bien.
BERTHE
Comme tu es bonne de l'occuper de cet enfant!
BAKBE.
Vous voulez m'enlever mon petit Pierre ?
MADAME NEVOLY.
Quel langage employez-vous, Barbe, et que signifient les airs que vous prenez?
MEDELEIXE.
Maman!
MADAME NEVOLY.
Non, laisse. Pierre est élevé ici par nous, à nos frais. Si je décide avec les conseils de M. Sicre et l'autorisation de mon mari que Pierre sera mieux à Auteuil, au point de vue de sou éducation, qu'auprès de vous qui l'entretenez de fées et autres sottises semblables, où voyez-vous que l'on vous enlève cet enfant? Quand M. Nevoly a accepté si généreusement de vous recueillir vous et votre neveu, il a pris une