ACTE PREMIER
responsabilité morale cent lois supérieure aux charges matérielles qu'il s'impose pour vous. Il doit veiller à l'âme de cet enfant que vous pervertissez... que vous troublez tout au moins.
BARBE
Oh!
MADAME NEVOLY.
Vous pourrez, d'ailleurs, aller le voir... Ces discussions me brisent.
BARBE
Je ne laisserai pas emmener mou neveu. Je ne le veux pas.
TOUS
Oh!
BERTIIK.
Oh ! l'abominable parole !
MADAME NEVOLY.
La révolte est entrée dans cette âme. Il est grand temps de soustraire l'enfant à cette influence perverse.
MINOREL.
On pourrait peut-être différer un peu. Rien ne presse.
MADAME NEVOLY.
Non... non... L'esprit malin souffle en elle.
Je n'entends rien à votre charabia. Je vous dis, ma
cousine, que Pierre est trop jeuue pour aller en pension et que moi, sa tante, je ne veux pas qu'il y aille.
MADAME NEVOLY.
Vous ne voulez pas! vous ne voulez pas! C'est trop fort. Vous êtes donc la maîtresse ici? Eh bien, il ira en pension et dès demain.
MINOKEL.
Ne brusquez rien.
HAHBE.
Ma cousine! ah 1 ne faites pas cela... Mais c'est mon adoration ce petit!... J'ai eu tort de vous parler ainsi! Je le reconnais, j'ai eu tort ma cousine, mais laissez Pierre ici.
MADAME NEVOLY.
Non.
BAHBE.
3Ion Dieu ! ce n'est pas possible ! On ne peut pas me prendre cet enfant. Ecoutez ma cousine, je m'arrangerai pour que Pierre passe inaperçu dans la maison, il ne fera pas de bruit, je vous le promets... Vous savez si on le mettait en pension, il en mourrait. C'est vrai ma cousine il mourrait loin de moi. Vous ne voulez pas de cela, bien sûr. Oui, j'ai eu tort... Je vous demande pardon, (a Minorei.) Je vous demande pardon aussi. Grâce pour ce pauvre petit!
MINOREL, très bienveillant.
Oui... oui... je vous en prie...
madame NEVOLY.
Ce n'est pas Tenfant que nous vous retirons. Ah ! que je souffre.
AC TE PliEAJl KJI 23
BAllilK.
Vous êtes bon, M. Miiiorel! dites à ma cousine (jue je garderai Pierre dans ma chambre, il n'en sortira pas.