ACTE DEUXIEME
MUKAME VlHOT.
Ces anj^es Uilélaiies...
M AI) AMR XEVOLY.
Eh l)ieii? ces anges tulélaires.
MADAMIÎ VIUOT.
Ne me paraissent pas... Coin ne:it m'exprim^raisje? Ne nie paraissent pas très catholiques.
UERTIIK.
(Kl!
MADAME NEVOLY.
Madame ! Des anges pas catholi<[ues ?
MADAME VIROT
Mais oui... d"où viennent-ils? Où les placez-vons exactement dans le Ciel 1 Quelle est lear fonction précise sur la terre.
MADAME CABA-SSI-:,
Ne font-ils pas double emploi avec les anges gardiens
BERTHE
Mais non !
MADAME VIROT
Moi je trouve que ces anges tutélaires dont personne n'a jamais entendu parler qui viennent on ne sait d'où...
ISERTilE et MADELEINE.
Oh ! c'est abominable !
MADAME VIROT
... .loueiil un vil,ii;i rôle.
Qu'enteudez-vous par là, madame?
MADAME VIRÛT.
J'entends par là, madame, qu'ils jouent un vilain rôle.
BEHTHE.
Un vilain rôle... Comment pouvez-vous juger leur rôle puisque vous déclarez qu'ils sont inconnus de tous et de vous particulièrement.
BARBE
L'observation est très juste.
MADAME GABASSE.
Après tout, mesdemoiselles, vous ne les connaissez pas plus que nous ces fameux anges.
BARBE
Et vous ? Avez-vous jamais vu votre ange gardien ?
MADAME VIROT
Ce n'est pas la même chose.
MADAME BORXIGHE.
L'ange gardien est connu. Dieu merci, il a fait ses preuves. Il est sérieux. Et l'on sait à quoi s'en tenir avec lui.
MADELEINE
Ah! ah! il est démodé, madame !
MADAME GABASSE.
Voilà une parole impie, mademoiselle.
MADAME VIROT
Démodé! ccl:i est scandaleux!