‹ Crédulités; comédie en trois actesChapitre 46 sur 89 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, NEVOLY, PIERRE.

PI ERnE.

C'est mon piano ! Ah! qu'il est joli! Je t'avais bien dit Berthe que j'aurais un piano. Je te le prt-(e. Il est en or, tu vois?

MADAME NEVOLY.

Qu'est-ce que cela signifie?

NKVOLY.

Vous ne savez pas ce que cela veut dire?

MADAME NEVOLY.

Non, et toi?

NEVOLY.

C'est bien simple. C'e^-t lante Barbe qui a fait ce petit coup de tête sentimental.

BERTHE

Papa a trouvé, c'est cela! Hier, j'ai grondé Pierre qui tapotait sur non piano, il est allé se plaindre à sa tante...

MADELEINE

Et elle lui a acheté cet instrument.

MADAME NEVOLY.

Voilà l'explication.

NEVOLY.

Il faut rendre ce piano, Baibe.

BARBE

FrancheineQt, mon cousin vous nje croyez plus soUe que de raison. Je ne suis pour rien là-dedans.

XEVOLY.

Mais si. Vous aviez sans doute quelques économies et va vous a fait plaisir de faire un cadeau à ce gamin, et de pense:- que mes filles pourraient en avoir du dépit. Il est de toute beauté.

MADAME XEVOLY.

Ce que vous avez fait là, Barbe, montre un mauvais cœur.

BARBE

Vous m'accusez à tort. Je vous assure que ce n'est pas moi qui ai acheté ce piauo. Je ne suis pas sortie, mais ce serait la moindre raison? Où voudriezvous, grands dieux, que j'aie pris la somme nécessaire. Puis un piano de cette importance pour un enfant de six ans à peine, vous vous trompez.

XEVOLY.

Ce n'est pas vo is qui avez fait cet achat ?

BARBE

Mais no:i. Vous compre;iez bien que cela est impossible.

XEVOLY.

Pierre, qui t"a donné ce beau joujou ?

PIERKE.

Ma petite baguette magique.

MADKr. KIXE.

Oh ! le pt'tit effronté !

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