ACTE PREMIER
et moi sommes les hôtes de monsieur et de madame Nevoly. Cela m'interdit toute espèce de critique sur eux. De plus, M. Nevoly est mon cousin.
VIGTOIKE.
Bon, bon, c'est bon. Que ces dames disent de vous ce qu'elles voudront, ça m'est égal, vous pouvez leur répondre. Mais je n'aime pas beaucoup qu'elles soient toujours après ce pauvre mioche qui est joli comme un amour et sage comme une image : « C'est un vilain gamin; c'est un être insupportable; il est mai élevé; il a fait ceci, il a fait cela ; c'est un mauvais drôle! » Toute la journée, oui, toute la sainte journée, du matin au soir, c'est la même chanson. Je les entends de ma cuisine. Eh bien, moi, j'aime pas ça, vous direz ce que vous voudrez. Viens m'embrasser mon mignon, ce soir je te ferai un bon petit chausson aux pommes bien sucré! Tu viendras le manger à la cuisine puisqu'on ne te donne jamais de dessert. Viens, nous allons faire lu pâle ensemble, (on sonne.) On sonne à l'office maintenant... Non, c'est ici. (Elle va ouvrir.) C'est M. Miuorel. Entrez M. Minorel.
Elle sort emmenant Pierre.