SCENE III MADAME NEVOLY, SICRE
Bonjour cher monsieur Sicre. Je suis contenle de vous voir.
SICRE
Moi aussi. Je vous apporte de bonnes nouvelles. La réponse de Rome où j'ai télégraphié pour savoir si vous pouviez garder en toute sécurité d'ànie votre nouvelle fortune.
MADAME NEVOLY.
Eh bien?
Vous pouvez la garder.
MADAMi: NEVOLY.
Rome soit louée.
s I < ; Ti !•; .
Voici la dépèche. Elle est chilTrée bien entendu.
MADAME NEVOLY.
STCRE.
J'ai traduit au dos.
MADAME NEVOLY, lisant.
(( M. Nevoly et sa famille peuvent conserver les millions dont ils feront un bon usage pour le bien de l'église. »
Je n'ai pas changé un mot.
MADAME NEVOLY.
Monsieur Sicre, vous libérez ma conscience, merci !
SIGUE.
Je viens de rencontrer vos trois amies, mesdames Virot, Cabasse et Borniche. Elles fulminent.
MADAME NEVOLY.
Que disent-elles ?
SICRE
Que cet argent vous vient du démon. Que jamais le Très-Haut n'enverrait une telle somme eu or et à l'effigie de la République. Que vous êtes perdue si vous ne restituez pas.
MADAME NEVOLY.
Rendre les millions! A qui d'aborl? mais j'aimerais mieux que l'on me coupe en morceaux, en quatre, en huit, en dix.
^:-8-io.