‹ CreuznachChapitre 24 sur 103 · ROUE · texte numérisé non relu

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de l'atmosphère et des matières organiques en décomposition contenues dans le sol.

Introduites par absorption capillaire dans les couches superficielles du sol, par des failles ou des fractures dans les régions plus profondes, ces eaux pluviales descendent dans des profondeurs où elles rencontrent des températures et des pressions énormes. Sous l'influence de cette pression et de cette chaleur, grâce aussi à l'acide carbonique et à l’ammoniaque qu'elles apportent avec elles, ces eaux dissolvent les éléments du porphyre et du mélaphyre, puis en vertu de cette même pression remontent vers la surface de la terre chargées des principes minéralisateurs empruntés à ces roches.

Dès l’année 1840, Schweizer avait démontré que le porphyre de Creuznach renfermait la série des chlorures que l’on rencontre dans les eaux salines et que ces principes pouvaient être dissous par l’eau. Engelmann ayant envoyé au professeur Loewig du porphyre de la vallée des salines, reçut en retour du savant chimiste une eau artificielle chargée des mêmes principes que l’eau naturelle de Creuznach et de Münster am Stein.

Il y à quelques années, M. Laspeyres, étudiant la géologie du Palatinat, fut surpris de trouver une similitude si complète entre la composition chimique des eaux de Dürckheim et celles de Creuznach et de Münster am Stein. Cette identité de composition permettait de croire à une origine géologique commune à ces différentes sources. Mais comme il n'était pas admissible que les eaux de Dürckheim, de Creuznach et de Münster am Stein, jaillissent du même point, M. Laspeyres fut porté à croire que le porphyre et le mélaphyre que l'on trouve aussi bien à Dürckheim qu'à Creuznach et qu'à Münster

étaient la vraie source des principes salins que l'analyse révèle dans les eaux de ces localités.

Le porphyre et le mélaphyre ayant été soumis à de nombreuses analyses, on y trouve tous les éléments chimiques renfermés dans les eaux. Sans doute l’iode et le brôme n’ont pas été rencontrés au fond des creusets. Mais qu'on veuille bien remarquer que dans les eaux de Dürckheim, de Creuznach et de Münster, l’iode et le brôme n'existent qu'en petite quantité et que, pour rencontrer ces métalloïdes dans le porphyre et dans le mélaphyre, il faudrait soumettre à l'analyse des quantités considérables de ces roches, ce qui n’a pas été fait jusqu'à cette heure.

D'après Laspeyres, le mélaphyre serait plutôt la véritable source des eaux salines dont il renferme tous les principes constituants. [l contient aussi le Cœsium et le Rubidium qu'on ne trouve pas dans le porphyre.

Le mélaphyre se rencontre à Creuznach comme à Dürckheim et à Münster; il présente la même origine éruptive que le porphyre et à peu près la même composition chimique.

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