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système vasculaire et du système nerveux. La circulation et la respiration sont accélérées, il y a des vapeurs, des maux de tête, le malade est inquiet, agité, il dort mal. Quelquefois, 1l y a de l'abattement physique et moral, une grande apathie. L’appétit est diminué, la gorge, les yeux, le nez, sont le siège d’inflammations catarrhales. Souvent il y a de la constipation, parfois de la diarrhée. L’urine est plus foncée, son poids spécifique est augmenté, elle est sédimenteuse.
La peau participe à l'excitation générale et elle devient le siège de toutes les formes simples de dermatoses ; taches, ecchymoses, vésicules, papules, pustules, furoncles.
Cette excitation n'est pas seulement générale, elle se reflète sur les maladies locales, par une recrudescence dans la douleur, le gonflement et des altérations quantitatives et qualitatives de la sécrétion des plaies.
Voilà, à grands traits, la symptomatologie de ce qu'on appelle vulgarrement la crise, la tièvre des eaux, la satiété, la saturation. |
Ces phénomènes de réaction durent habituellement de 24 à 48 heures; pendant leur durée, on cesse tout traitement ou tout au moins on l’atténue notablement, parfois les malades doivent suivre le régime des fébricitants; mais il est bien rare qu'on doive leur administrer des médicaments. Ces deux ou trois mauvais jours écoulés, le patient rentre dans son état ordinaire.
Beaucoup de baigneurs attendent avec impatience l'apparition de l’un ou l'autre symptôme de la crise, comme un gage d'espérance et ils croient que leur séjour à Creuznach a été inutile si aucun des phénomènes, que J'ai décrit tout à l'heure, ne se produit. « Je peux assurer
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à ces impatients, dit le D' Michels, pour les tran- » quilliser, que bien des cures sont couronnées de » succès sans cette crise. Mon opinion, basée sur » une expérience de vingt années, est que les phéno- » mènes mentionnés ci-dessus n'ont aucune impor- » tance critique quand ils se produisent. Ils ne sont » alors que la conséquence d'un usage immodéré des » eaux, des bains et des eaux mères. Partout où l’on » s’est strictement conformé aux prescriptions d’un » médecin prudent, nous n'avons jamais rencontré une » seule crise. Nous voyons bien, pendant la cure, » des sécrétions intestinales ou urinaires plus abon- » dantes que de coutume, de lirritation de la-peau, des » ecchymoses, des papules, des pustules, des furoncles, » mais l'apparition de ces phénomènes n’a rien de eri- » tique. »
L'opinion formulée par l'honorable D' Michels est partagée par ses collègues de Creuznach, et je m'y rallie également. Les symptômes de la saturation ne se manifestent pas toujours, ils sont sans influence sur la marche de la maladie, ils ne sauraient revêtir un caractère critique, puisqu'on ne les observe pas dans la plupart des cas de guérison et qu'on les voit se produire aussi bien au commencement qu'à la fin de la cure. Tous ces phénomènes prétendus critiques n’ont, à mes yeux, qu’une faible importance, et je les rattache surtout à une sensibilité particulière de la peau et du tube digestif. |
La plupart des malades qui viennent à Creuznach subissent la double cure des bains et des eaux salines prises en boisson. Si les bains seuls constituent souvent tout le traitement, il ne faut pas croire que l’usage des eaux à l'intérieur n’aie pas aussi une grande utilité. On
obtient, des eaux prises à l'intérieur, les plus heureux résultats, alors que les malades n'ont pas été soumis aux bains.