‹ CreuznachChapitre 89 sur 103 · INFLAMMATION PÉRI-UTÉRINE · texte numérisé non relu

INFLAMMATION PÉRI-UTÉRINE

Les anciens avaient donné à cette affection le nom d’abcès pelvien, les gynécologistes modernes la désignent sous le nom de cellulite pelvienne, phlegmon péri-utérin, engorgement péri-utérin, inflammation des annexes, phlegmon des ligaments larges, périmétrite, pelvi-péritonite. | Ph

Si cette inflammation passe à l’état chronique et résiste aux traitements ordinaires, il faut rechercher et combattre l’état diathésique sous l'influence duquel la périmétrite

tend à se perpétuer, il faut en même temps activer la nutrition et relever les forces. |

Souvent la périmétrite se lie à une constitution Iymphatique ou scrofuleuse, c'est dans ces cas que la cure à Creuznach sera conseillée.

OVARITE CHRONIQUE.

L'utérus et l'ovaire sont si étroitement unis par des liens anatomiques et physiologiques, qu'il est difficile de concevoir la maladie isolée de l’un ou l'autre de ces organes ; les altérations de l’un d'eux doivent fatalement retentir sur l’autre. Le plus souvent c'est l'utérus qui est malade et l’ovarite se déclare consécutivement; on a cependant constaté l'existence de cette inflammation indépendamment de tout état analogue de lutérus. Habituellement l'ovarite chronique et la métrite chronique coexistent. Si l'ovarite est si souvent méconnue, c’est que sa symptomatologie ressemble beaucoup à celle de linflammation chronique de la matrice. Mème douleur sourde, même exacerbation aux périodes menstruelles, même action sur le retour des règles qu'elle rend irrégulier ou suspend complètement, même influence désastreuse sur l’innervation et la nutrition.

L'ovarite chronique peut se terminer par résolution, mais souvent elle entraine après elle l’épaississement, l'induration, l'hypertrophie de l'organe et parfois aussi elle donne lieu aux tumeurs kystiques.

L'ovarite chronique est toujours un danger pour la malade, car, d'un moment à l’autre, elle peut passer à l'état aigu, amener une suppuration parfois mortelle ;

set AM

d'autres fois, la péritonite ou la cellulite pelvienne.

L'ovarite chronique peut débuter d'emblée ou succéder à l’état aigu — Le plus souvent elle frappe un seul ovaire, parfois elle est double, mais dans ce cas l’un des ovaires est beaucoup plus malade que l’autre, et c’est plus souvent le gauche que le droit.

L'avortement, la puerpéralité, les troubles menstruels l'inflammation utérine sont les causes locales de l’ovarite ; Engelmann a montré l'influence des déplacements utérins sur l’inflammation de l'ovaire.

La goutte, le rhumatisme, la syphilis, la scrofule, les refroidissements pendant l’époque menstruelle, peuvent aussi provoquer l'ovarite.

Les D° Prieger et Michels se louent beaucoup de l’emploi des eaux de Creuznach dans le traitement de lovarite chronique. L'eau de la source Élise est administrée à l'intérieur. La malade fait usage de bains généraux et locaux, d’injections vaginales et rectales, mais un moyen qui a donné d'excellents effets, c’est l'application sur le ventre de compresses imbibées d’eau saline additionnée d'eau mère.

Ce traitement agit à la fois comme résolutif et antidiathésique.

Page 1