SCENE XTI
D U B U I S , seul.
Comment ! la plus jolie femme de la rue de l'Oursine me passeroit sous le bec ! à moi , qui suis le coq de toutes les poules de la division ! Si je l'épouse , que de malheureuses ! que de femmes au désespoir i Eh ben ! taus pis , pourquoi que je suis si aimable !
AlR : Enfant chéri des dames.
Enfant chéri des daines ,
Un feu, toujours nouveau,
Brûle pour moi les femmes
Du faubourg Saint-Marceau.
Aujourd'hui, c'est la cliandelière } Et puis la femme du brodeur ,
Puis la mercière ,
Ensuite l'éjnciere , Et la cousine du tanneur.
Je partage ma vie entière Entre l'espoir et le bonheur.
J'aime la boulangère, J'adore la bouchère.
Ah ! pour mon cœur
Quel plaisir enchanteur!
Enfant chéri , etc.
Si de la boulangère Je puis gagner le cœur, Je lui devrai, j*espère, Bientôt tout mon bonheur.
Combien , si je l'épouse , Je trahirai de vœux !
Mainte beauté jalouse Va me sauter aux yeux.
Un autre les craindroit , et moi je dis tant mieux!
Je vous attends , mesdames , Je tiendrai , s* il le faut , Tête à toutes les femmes Du faubourg Saint-Marceau.
Quoique ça, je dis , ça me renvoiroit pins loin que la barrière , si Mad. Lataille savoit qu'Nanon zet moi.... Faut zempêcher que Gobalin lui parle. Justement , v'ià Cri-Cri, je vas lui faire sa leçon.