‹ Cri-Cri, ou, Le mitron de la rue de l'OursineChapitre 8 sur 26 · SCENE Vil T · texte numérisé non relu

SCENE Vil T

Mad. LATAILLE, G O B E L I N.

Mad. Lataille.

Nous v'ià seuls , qu'avez- vous à me dire ? dites et dépêchez-vous.

La timidité m'ôte la hardiesse ; et, si vous ne m'encouragez pas...

Mad. Lataille. ■

Je vous encourage, vojons.

Si la satisfaction d'un verre de vin blanc ne vous répugnoit pas, C montrant le cabaret ) je vous défilerois mon. chapelet sur le comptoir.

Mad. Lataille.

Nous sommes bien ici.

"Vous savez ben ce jour qu'ous étiez à voir les mariage: à Saint-Etienne ?

Air des Jumeaux de Bergame.

J'volis offris de vous reconduire,

Et j'en avois ben grand désir ;

Tout d'un coup vous vous niît's à rire.

Moi, j'erus çru'ça vous faisoit plaisir.

C'nVst , ma foi, point zune parade»

Connue j'allions bras d'ssus bras d'ssous , En descendant de l'Estrapade, V!là que j'toinbe.... amoureux d'vous.

Mad. IiATAILLE.

Quelle chute !

C'est la vérité toute propre... {Se jetant à genoux. ) Et , si vous n'avez pas le ca^ur dur comme un pavé

Mari. L A T a T L L e , riant.

Il faudrait que vous vous voyiez en attitude comme ça ; vous feriez rire une borne... Ah ça! faut-il vous parler franchement ? Dubuis....

Dubuis....

{Dubuis entre, entend son nom et s'arrête un instant au fond du théâtre. )

Page 1