‹ Cri suprème appel aux honnètes gensChapitre 3 sur 9 · SG · texte numérisé non relu

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le silence, et sanctionne un régime d’où naissent de telles infamies.

Agiotage. Salaire décroissant.

Accaparement. Disettes factices.

Banqueroute. Lésion sanitaire.'

Usure. Estimation arbitraire.

Parasitisme. Faussetélégalisée.

Insolidarité. Monnaie individuelle.

Sur cès douze , quelques-uns peuvent paraître peu intelligibles jusqu’à l'explication, mais il en est au moins six qui seront très bien compris, et dont chacun pourra se dire : comment se fait-il que la science dite économisme, qui traite du commerce a’ait pas donné des chapitres d’analyse sur ces caractères et sur tant d’autres? . . .

No suflirait-il pas de ces monstruosités politiques pour prouver que le système actuel du commerce est un monde arebours, comme tout le mécanisme civilisé? Mais tant qu’on ne voudra pas analyser les caractères, comment parviendra-t-on à se diriger dans ce labyrinthe? nous avons A profusion des faiseurs de systèmes commerciaux, dont le talent est d’encenser

tous les vices de l’hydre mercantile : on sera fort étonné, quand on verra la franche analyse du système commercial mensonger, d’avoir été si longtemps dupe d’un désordre que l’instinct nous dénonce en secret, car le commerce est haï de toutes les autres classes.

Fourier.

Nouveau-Monde, pag. 392, 936.

«sa?»

Anx Journalistes.

Oui, le fiel abonde elles les faut dérôts, cbez les journalistes hypocrites, qui font de la religion un ressort de spéculation mercantile. Cës saltimbanques de pitié plaideraient pour Judas comme pour Jésus, s’il y avait de l’argent h gagner.

De tout temps ils ont trahi le peuple.

Ao siècle grimaçant allez faire la cour 2 De voire orviétan, parlez-nous toor-à-lonr,

A nos collégiens, prônez vos républiques, Excitez le soldat !i cueillir le laurier,

Effrontés charlatans, barbouilleurs de papier.

Amanls frénétiques de la grande prostituée, journalistes, journalistes, qu’avez vous fait des peuples que vous aviez mission d’éclairer? En vos mains une des plus grandes inventions dont l'humanité s’honore, l’invention de l’imprimerie, est devenue presque une calamité; vous vousêics faits les apôtres du sophisme, votre dieu ! La diffamation, sous votre plume, n’a res-

pecié ni l’âge, ni le sexe, ni le rang. Vous avez atrophié l’élan national. Vous vous êtes vendus aux partis. - Vous vous êtes prostitués au veau d’or.—Vous avez soutenu le pour et lecontre avec un égalcynisme, vous avez poussé à la paix à la guerre selon vos intérêts du jour. — Vous avez excité l’animosité des peuples pour plaire à tel ou tel chef dè coterie. Vous vous êtes faits pour quelques misérables subventions, les séides de certains politiques filandreux que vous avez présentés comme les sauveurs de là patrie. Plusieurs d’entre vous ont élésurpris la main dans le sac à l’occasion dé tous les grands tripotages qui ont compromis la dignité et la prospérité du pays. — Eclale-l-il un vaste mouvement industriel, vous donnez aussitôt un grand exemple de vénalité.

Vous jouez h toutes les opinions, et vous vous faufilez adroitement auprès du parti qui rapporte le plus. Vousidivisez la nation pour créer sans cesse de nouveaux éléments d’hostilité , cl vous former ainsi une clicntclle renaissante, car il faut vivre, dites-vous, et vous appelez cela vivre. — Caméléons en pitblic, mystiques dans les salons, sceptiques dans l’intimité, JANUS, auprès de vous, n’était qu’un enfant , il n’avàit que deux faces, vous en avez autant qu’il vous en faut pour plaire à tous ceux dont vous espérez tirer quelque avantage ; et malheur, malheur à qui n’a pas d’offrande à déposer sur votre autel.

— Savants, poêles, artistes, tout doit passer par vos griffes de harpies, qui corrompent tout ce qu’elles touchent. Le journalisme est un sacerdoce, répète-t-on, je le crois bien, au moderne Minotaure, au monde civilisé, il faut de semblables ministres.

Vos infirmités, vos spoliations, vos iniquités trop longtemps cachées dans les ténèbres du sanctuaire, sont enfin affichées sur la place publique pour faire horreur aux gens de bien. — Vous ne direz.pas, non, vous ne pouvez pas dire que vous n’étiez pas avertis. Apôtre, je nie suis introduit dans vos repaires, je suis descendu dans vos enfers, j'ai crié, j’ai chanté, je vous ai prié; j’ai ri et j’ai pleuré, je vous ai fait de pressants appels, je vous ai communiqué de nombreux documents, je vous ai offert tous les éléments de conviction ; et vous avez ri de mes démarches ; et vous avez ri de ma persévérance, et vous avez ri de ma foi, et vous avez poursuivi votre œuvre exécrable, journalistes, journalistes!

Moulrez-nous un charlatan que vous n’ayez pas accueilli, patroné, encouragé; monlrcznous un seul homme de génie que vous ayez protégé, que vous n’ayez pas traîné dans la

Le Sauveur du monde social appareil (I}; il

(I) Voir la note C.

apporte au genre humain la paix, le bonheur, les formules sublimes de l’harmonie universelle ; el vous, ignorants et corrompus d’abord, vous ne le comprenez pas.—Vous ne pouviez pas le comprendre.— Qu’y avait-il de commun entre LUI et VOUS? —Puis, quand vous venez à pressentir que la loi de justice et de vérité est petilètre formulée, vous tremblez, vivants de mensonges; vous vous croyez ruinés, vivants de rapines, et pour sauver votre boutique, vous martyrisez le révélateur !

Si j’étais quelque chose ici-bas, la moindre chose, je vous dirais : flatteurs dès partis., corrupteurs des nations, oppresseurs déjà science, assez de turpitudes comme cela. — Assez d’extertninalions. — Depuis vingt ans, depuis dix ans, depuis cinq ans, — depuis l'instant où vous pouvez vous éclairer par des moyens faciles; il est mort, vous avez tué autant de fois trente titille individus qu’il s’est écoulé de jours! que le sang de tant de malheureux retombe sur vos têtes; recevez le baplême du sang. » Puis, j’aurais pris un drapeau sur lequel auraient été écrits ces mots : résüiuiection sociale, noxtttmt universel ! el comme un géant, et comme un a;être, et comme un fou, jusqu’à ce que les peuples et les rois m’eussent entendu, j’aurais couru sur tous les chemins, par toutes les places publiques, j’aurais frappé aux portes de toutes les masures, de tous les palais, j’aurais ébranlé

tons les esprits, j’aurais ému tous les cœurs en criant miséricorde pour tous ! miséricorde pour chacun et pour. tous. Mais je ne me serais pas adressé à vous! — Je vous connais trop bien, journalistes, journalistes!

Malgré vous, malgré vous, le génie dé Fouricr va couvrir le globe entier de l’ombre de ses ailes ! et le grand nom de régénérateur volera de bouches en bouches, de cœurs en cœursdu sud au nord, de l’orient en occident, avant que vous n’ayez pu, avant que vous n’ayez voulu le prononcer ce grand nom qui vous brûleraitla bouche, pauvres journalistes !

El pourtant plusieurs d’entre vous connais sent toute la valeur de la découverte de notre maître, mais ils cachent lâchement ce qu’ils en savent dans la crainte de déplaire à un public qu’ils ont façonné au mensonge, quelle honte ! quel crime ! ! quel malheur IM...

Vos déportemcnls ont forcé la société a vous contenir par des lois draconniennes, elle a suspendu sur vos fronts l’épée de Damoclès, elle vous a placés sous le coup d’une ruine permanente; et elle a instinctivement bien fait, elle était perdue sans cela.

Si la civilisation vous a frappé, de quelle condamnation terrible l'harmonie ne doit-cllé pas vous flétrir I Journalistes, si le présent vous méprise, l’avenir vous mettra au banc de l’hu-

Pourquoi, Seigneur, pourquoi y eut il un Judas parmi les disciples de Jésus ; et pourquoi, mon Dieu, ne trouvera-t-on pas un seul homme de probité parmi des milliers de journalistes!— Judas, Judas des nations, pas un d’entre vous

n’ira se pendre, pas un;.. Vous n’êles

même pas accessibles au remords. — Mais le peuple se lèvera au jour de la justice, et il fera brûler par la main du bourreau vos feuilles émpoisonnécs, vos œuvres dé damnés; et le bourreau , dès ce moment ; sera purifié, et le mensonge s’éteindra, et la corruption disparaîtra, et le bonheur s’incarnera dans l’humanité par la découverte que vous ne pourrez plus étoufl'er, et le règne de Dieu arrivera sur la terré comme

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