SCÈNE V
CRICRÏ , CHAUDCHAUD.
cricri , satisfait , lui tapant sur la joue. Heini? qu'en dis-tu , mon fils? elle est bonne, la scène !
CHAUDCHAUD.
Alais pendant ce temps là notre action se traîne.
CRICRI
Je l'ai bien nus dedans ! . . . Cela doit t'enclianter. . .
( D'un ton caressant. )
Et demain, mon garçon, il faut me rérein er! Entends-tu?
J'en serais ainsi que vous bien aise !
CRICRI
Il faudra le boxer à la manière anglaise! A la tête surtout. Ab! ça , mon vieux , voyons. . . Comment t'y prendras-tu? Tous les deux essayons. . . Pour que tu n'ailles pas faire quelques brioebes , Tous les deux , d'amitié, donnons nous des taloches; Si depuis quelque temps tu ne t'es pas battu, Ça te fera du bien , et tu seras rompu.
CHAUDCHAUD.
Quoi, le poiug d'un sujet frapper le franc suprême!
CRICRI
Va, comme si j'étais le grand Geusard lui-même.
CHAUDCHAUD.
En avant! une, deux! ( à part. ) Tâchons de le rosser, C'est un moyen adroit pour m'en débarasser.
( Ils boxent tous les deux. ) Allons, à vous!
CRICRI
Bien , bien ! oh ! la ! là ! du courage ! chaudchaud, le frappant.
Je vous dois des égards.
( Par une calotte il fait sauter son chapeau. ) cricri, se défendant.
Frappe donc d'avantage!
chaudchaud , de même.
Je vous dois du respect.
( 77 lui donne un coup de pied. )
CUICRI.
Bravo ! suis mes conseils ! . . .
Ob! s'il pouvait demain recevoir les pareils! Ah ! tu seras vaiuqueur ! . . . Assez , assez , de grâce ! Que tu me fais de bien ! souffre que je t'embrasse ! Ah ! Je vais me coucher ! . . . Oh ! là ! quelle vigueur !
CHATJDCHAUD.
Coupons la scène ici. . . car elle fait longueur!
( Cricri sort en se tenant les côtes. )