‹ Cricri et ses mitronsChapitre 25 sur 29 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

CHATJDCHAUD , ensuite TURLURE.

chaudchaud, vivement.

Cbcr Turelure ! abois ! . . . mon arne impatiente Guide mes pas . . .

TURLURE.

Où donc?

chaudchaud.

Au boudoir d'une amante.

Mon carrick , mon eh;ipeau.

TURLURE.

Monsieur, voue .'les fou!

Quand minuit va sonner, courir le guilledou.

CHAUDCHAUD.

Quand une femme attend, et qu'elle est mariée, Sa tendresse , par fois , risque d'être oubliée. L'amant perd son bonheur quand il est en retard , Et l'hymen se'dentaire est là qui prend sa part.

( Ici on entend le bruit de la pluie. ) turlure , suppliant.

Il fait un temps affreux. . . Entendez-vous l'averse?

( Un Garçon parait portant un carrick , etc. )

CHAUDCHAUD.

Je pense, en l'écoutant, aux larmes qu'elle verse. . . Ma cotte et ma blancheur me trahiraient ce soir, Va , bonnet de coton , fais place au chapeau noir!

( Il en prend un à claque. )

turlure , suppliant.

On ne doit point sortir à des heures indues... Les garçons de Gueusard courent la nuit les nies. Il peut vous arriver, Monsieur, de grands malheurs... Les gendarmes la nuit arrêtent les flâneurs. Si vous ne rentrez pas . . . songez à la portière . . . Que vous êtes son fils , et qu'elle est votre mère ; Ses yeux se cloront-ils sur le mol édredon, Quand elle attend son fils pour tirer le cordon?

chaudchaud , qui a mis un carrick.

Si je ne reviens pas!. . . en signe de tendresse, Porte-lui ce cheveu pour s'en faire une tresse.

( Il s'en arrache un, le lui donne , prend son parapluie , et sort sur Vair : Je vais revoir tout ce que j'aime !

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