‹ Crimes et délits dans la folieChapitre 14 sur 44 · LA FOLIE DU DOUTE · texte numérisé non relu

LA FOLIE DU DOUTE

Le doute perpétuel est une forme de neurasthénie psychique observée depuis Esquirol (i) et désignée sous des noms divers. Gomme il n'est pas toujours isolé et qu'il se combine souvent avec d'autres aberrations mentales, en particulier avec la crainte du contact des objets extérieurs^ il a été considérétantôt comme un symptôme, tantôt comme une entité pathologique. En réalité, il n'est qu'un des mille aspects de la déséquilibration mentale. L'hérédité morbide, comme le reconnaissent tous les auteurs, joue dans sa genèse un rôle d'une accablante prépondérance. Il est plus fréquent chez les femm.es que chez les hommes, chez les personnes des hautes classes que chez celles qui appartiennent aux rangs inférieurs de la société.

Le mal débute souvent dès Tenfance, ou à répoque de la puberté. Il suit une marche insidieuse et peut passer longtemps inaperçu. Ce sont d'abord des scrupules exagérés, des craintes pué-

(i) Esquirol. Traité des 'maladies mentales j Paris. — MoreL Du délire émotif. {Archives générales de médecine, 1861). — Parchappe. Annales médico-psych. i85o-5i. — Discussions sur la monomanie raisonnante. Société médico-phsycologique, 1866.

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