‹ Crispin, rival de son maître, comédie en un acte en proseChapitre 6 sur 16 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Madame ORONTE , M. ORONTE , ANGELIQUE ^

LISETTE

Mde. oronte. ^

Vous venez fort à propos, monsieur; j'ai à vous dire que je ne suis plus dans le dessein de marier ma fille à Damis.

Ah , ah ! peut-on savoir , madame , pourquoi vous avez changé de résolution ?

Mde. ORONTE.

C’est qu’il se présente un meilleur parti pour Angélique. Valère la deréaude ; il n’est pas, à la vérité , si riche que Damis ; mais il est gentilhomme ; et en faveur de sa noblesse , nous devons lui passer son peu de bien.

Bon. ,

J’estime Valère; et , sans faire attention à son peu de bien , je lui donnerais très- volontiers ma fille, si je le pouvais avec honneur ; mais cela ne se peut pas , madame.

Mde, ORONTE.

D'où "vient , monsieur î

M. ORONTE

D’où vient ! Voulez-vous que nous manquions de parole à M. Orgon , notre ancien ami ? Avez-vous quelque sujet 4e vous plaindre de lui ?

Mde» ORONTE. .

Non. \

COMEDIE.', 17

Hé bien , Labrauche , quelle nouvelle ?

lABRATICHE. .

Monsieur , Damis , votre gendre et mon maître , vient d’arriver de Chartres. H marche sur mes pas j j-ai pris les devants pour vous en avertir. .

augeeiqo e, bas.

O Ciel ! ' , •

Je l’attendais avec impatience ; mais pourquoi n’esf-il pas venu tout droit chez moi Dans les termes ou nous en^ sommes , doit-il faire ces façons-là ? ^

EABRANcHE. .

Oh , monsieur ^ il s ait trop bien vivre peur en user si familièrement avec vous : c’est le garçon de Françe qui a les meilleures manières ; quoi que je sois son valet , je n’en puis dire que du bien. '

Mde. o R T *.

Est-il poli , est-il sage*^ ?

labramche. ,

S'il est sage ! madame J H a été élevé avec la plus brillante jeunesse de Paris ; tudieu l c’est une tête bien sensée.

Et M. Orgon n’est-il pas avec lui ? ' .

*, 'lABRANCHE.

Non , monsieur , de vives atteintes de goutte l’oni, empcclié de se mettre en .chemin.

Le pauvre bonhomme ! • • '

■ I. , A branche.

Cela l’a pris subîtement la veille de notre départ. Voici . une lettre qu’il vous écrit. ^ a

( Jt donne une lettre à I\T. Oronte. ) •

M. ORONTE Ut le dessus,

A M. M. Craquet', médecin, dans la rue du Sépulchr.e,, ,

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