‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 26 sur 99 · A ANN · texte numérisé non relu

A ANN

tours sur lui-même, Un sujet note) après six tours reste déséquilibré (207).

Au point de vue clinique cette épreuve fait, pour l’étude de la déséquilibration, le pendant de l’épreuve du fauteuil pour l’étude du nystagmus.

D) Epreuves galvaniques. — (Vertige voltaïque de Ba- BiNski). Une série d'épreuves est à notre disposition :

1° Epreuves de Babinski. — C'est l'épreuve classique : tampons excitateurs sur les mastoïdes ou en avant des tragus. Sujet debout, pieds réunis, où assis ; le sujet normal s'incline vers 7 Ma du côté du pôle +. Dans les cas pathologiques graves, le sujet s’incline toujours dans la même direction, quel que soit le sens du courant, quel que soit le pôle.

Dans les cas pathologiques légers, il y a retard (hÿpoexcitabilité) ou précocité (hyperexcitabilité) de l inclinaison, et ce pour un ou pour les deux labyrinthes. Dans cerläins cas pathologiques linclinaison, au lieu d’être latérale, est postérieure, plus rarement antérieure. (Généralement dans les lésions du cervelet et principalement du vernis).

La réaction peut être recherchée soit pendant l’état permanent du courant (en utilisant un rhéostat), soit à la fermeture : dans le premier cas la réaction est un peu plus tardive (10 à 12 Ma), dans le deuxième cas elle est plus précoce (7 Ma).

2° Epreuve de « Babinski » sensibilisée. (Personnelle). 1916). — Dans cette épreuve,toutes les réactions normales ou pathologiques sont les mêmes que dans le BABINSKI

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classique 5 mais elles sont obtenues avec des intensités de courant beaucoup plus faibles, et, partant l'épreuve est infiniment mieux supportée par le sujet. À l'état permanent du courant, le sujet n° éprouve qu'un léger na

ment au niveau du “pôle "et la réaction apparaît à ou 3 Ma. A la fer melure, le sujet ne ressent absolument rien et la réaction apparaît à 1 ou 2 Ma.

Un autre avantage de l’épreuve est de n'exi ger qu’un nombre restreint. d'éléments de piles, 6 à 8 au lieu de 12 à 24, d’où réduction considérable de l encombrement. Des éléments à liquide immobilisé peuvent être utilisés. (piles de lampes de poche avec rhéostat).

Voici l'épreuve j S

Sujet debout, yeux bandés, mains derrière le dos, en position de RomserG, pieds l’un devant l’autre, la pointe de lun au contact du talon de l’autre ; le pied avant doit être homologue de l'oreille où se trouve le pôle +.

Excitateurs olivaires introduits dans les méats et fixés par un ressort embrassant le sommet de la tête, rhéostat, milliampéremètre, clef de Courrane, permettent de graduer, de mesurer et de diriger le courant. 5

Fils conducteurs de 4 mètres de long.

C’est, ainsi exécutée, une épreuve essentiellement clinique de cabinet, applicable à tous, femmes, enfants.

3° Epreuve de la marche sans courant (BaBiski). — Cette épreuve est excellente, mais nécessite l'installation assez compliquée et embarrassante d’un trolley.’ Nous avons simplifiée de la façon suivante :

LR Epreuve du « marquer le pas » (personnelle) (1918). — Le sujet placé face à l’examinateur, les yeux ban-

dés, talons réunis, mains derrière le dos, excitateurs olivaires dans les méats. Une croix à la craie sur le parquet indique la position de départ et permet de mesurer les déplacements dû sujet. Les deux talons réunis doivent se trouver sur le point d’entrecroisement des deux lignes On ordonne au sujet de « marquer le pas » (marche sur place) en pliant nettement et rapidement les jarrets.: | |

À 2 Ma le sujet normal s'incline vers le pôle + et se trouve déporté latéralément de ce côté, entrainé malgré lui lorsqu'un des pieds quitte le sol. Dans certains cas le sujet pivote sur place (gyration) surtout lorsque la réaction est cherchée à l’état permanent du courant et: dans les affections rétrolabyrinthiques. Cette épreuve, objective d'une façon remarquable les réactions.

E) Déséquilibration provoquée après épreuve thermique. (Air froid). — Après l'épreuve thermique telle que nous la décrirons plus loin, il ést recommandé de rechercher la déséquilibration provoquée du sujet, soit en le faisant marcher (épreuve de marche aveugle aller et retour), soit en lui faisant « marquer le pas », soit en position de RomBErG, pieds l’un devant l’autre. Le sujet normal doit s'incliner du côté de l'oreille excitée. ! |

Les réactions de déséquilibration doivent être égales pour les deux labyrinthes, elles doivent être suffisantes sans être exagérées.

"Avec un peu d'habitude on arrive à apprécier avec assez d'exactitude la valeur de la réaction obtenue.

III — Les noyaux oculo-moteurs répondent-ils ‘ par un nystagmus normal à une excitation donnée

des voies vestibulaires ?

Deux épreuves sont à notre disposition :

a) Epreuve gyratoire.

b) Epreuve thermique.

A) Epreuve gyratoire. — C’est la recherche classique: du nyslagnus au fauteuil : 10-tours en 20”, la gyration se faisait successivement par le flanc droit et par le flanc gauche. Le 2° temps rapide du nystagnus est dirigé du côté opposé à. la gyration ; durée du nystagnus 30”. Celui-ci : peut-être contrôlé : 1°soit par le regard en position latérale, fixant le doigt de l’observateur ou le miroir de l’otogoniomètre de BRüNNINGS ; 2° soit parle. regard en position directe derrière des lunettes à verres dépolis (Hauranr) ; 3° soit les yeux fermés, le pouce et l’index de l'observateur reposant légèrement sur les paupières abaissées du sujet. (Contrôle visio-dactyle de Robert! Foy) (Räpport 1917). Ce dernier procédé permet à la fois de voir et de sentir les déplacements des globes oculaires ; les pulsations nystagmiques peuvent être ainsi comptées (normalement et en moyenne 90 à la minute).

Nous avons apporté (Georges GuiLzain et Robert Foy) un récent perfectionnement à l'épreuve du fauteuil, en cherchant, en dehors du nystagmus, à objectiver chez les candidats à l'aviation, au cours de la gyration et à l’arrêt,.les réactions de déséquilibration du sujet. Dans ce but, les ateliers du Centre de Dijon nous ont établi

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, un, fauteuil gyratoire (fauteuil kinésimétrique), siège d'avion complété par un « manche à balai »: dont les déplacements commandent deux diguilles indicatrices ; Pune de ces aiguilles (cadran. antérieur) enregistré les déplacements latéraux du « manche à balai » ; l’autre (cadran latéral) enregistre ses déplacements antéro-postérieurs. Pendant l'épreuve le sujet tient à bras tendu le «manche à balai » de la main correspondant au côté où se fait la gyration (par le flanc droit: main droite, et inversement).

. Sans tirer encore des conclusions absolues de ce procédé récent, on peut considérer qu’un sujet normal ne fait pas dévier le « manche à balai » d’arrière en avant, et ne dévie que de 4 à 8 degrés dans le plan latéral.

Chezles vertigineux ou les hyperexcitables on constate par contre de grands déplacements dans les deux sens. Chez les aviateurs très entraînés, on n’enregistre qu’une: déviation latérale insignifiante.

B) Epreuve thermique. (Air froid). — T’étude du nystagmus thermique se fait classiquement suivant la méthode de BARANY, perfectionnée par BRUNNINGS, à l’eau chaude ou à l’eau froide.

Mais l’épreuve à l’eau chaude, peu sensible, exige de multiples préparatifs. L'épreuve à l’eau froide, contre-

indiquée en cas de perforation ou de suppuration, est toujours très pénible pour le malade.

J'ai depuis longtemps substitué à leau froide, l'air froid : épreuve rapide, propre, très bien supportée par le malade, précise et applicable dans tous les cas.

Dunvas-Granr, RoziER, ont récemment préconisé ce

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