‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 27 sur 99 · TRES · texte numérisé non relu

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procédé et décrit leur technique, l’un par refroidissement au chlorure d’éthyle, Pautre par refroidissement à la glace, d’une masse’ d'air projetée dans le conduit auditif externe à l’aide d’une soufflerie à main. Mais le chlorure d’éthyle est coûteux; -malodorant, dangereux ; la glace fond ou fait défaut au moment opportun. L’instrumentation pour mon procédé rpORLe (Rap-

port 1917):

Comme source d’air,en l'absence d’une canalisation

urbaine, un obus d’air comprimé de 4 ou 7 mc: avec manomètre détenteur (Société de l’air liquide).On peut au besoin utiliser une petite bouteille d'air pour pneuinatique. Une canalisation en caoutchouc entoilé de 2 m. 50. Un pistolet à air comprimé (LUER, construtteur). Un petit manomètre à main genre Poraix, gradué en centimètre de Hg. à

Voici Ja technique opératoire :

A l’aide du manomètre détenteur de la bouteille et du petit manomètre de Porain, on règle la pression de telle façon qu’elle soit de 30 cm. te Hg. pendant l’épreuve (pistolet ouvert). On obtient ainsi un courant d'air de pression, de volume et de vitesse absolument constants,

Quant à la température entre l'été et l'hiver, prise à l'extrémité de pistolet, elle n’a jamais varié de plus de. deux degrés. fi

Cette variation est absolument négligeable ; le refroidissement labyrinthique est d’ailleurs obtenu dans ce procédé, non pas tant par la basse température du courant d'air, qui est à peu de chose près celle de la pièce, que par lextrême rapidité avec laquelle se trouve

renouvelée-la couche d'air en contact avec les parois externes de la caisse ou du vestibule (6 litres en 30”).

Le diamètre de la canalisation 2 mm., la pression de de 30 cm. de Hg. et de volume d’air six litres, étant des quantités constantes, la vitesse du courant d’air, et, partant, l’intensité du refroidissement, peuvent être considérées comme constantes (constance“que B:0Nnn6s a cherché à obtenir de façon assez “ee avec son oto-calorimètre).

Chez les mêmes sujets normaux examinés par ce pro: cédé en plein été et en plein hiver, avec la même pression de 30 em. de He, les résultats ont été absolument identiques : nyStagmus apparaissant après 30” durant 160” avec une fréquence de 90 pulsations oculaires à la minute en moyenne.

L'extrémité du pistolet doit être introduite de 1 C/m. dans le conduit auditif externe et légèrement: inclinée en haut et en arrière, le courant d’air devant lécher la paroi tympanique de haut en bas puis filer par la paroi inférieure.

Ce procédé exige un minimum de préparatifs ; en quelques minutes un malade est complètement examiné ; aucune erreur n’est possible ; ni accident, ni traumatisme, ni infection à redouter.

Le réflexe étant déclanché, on peut faire varier la position de la tête du sujet pour interroger plus particulièrement tel ou tel canal semi-circulaire (LomBARD). La tête légèrement en arrière paraît une position satisfaisante et suffisante, l’ensemble des canaux étant ainsi interrogé.

Pour apprécier la valeur de la réaction nystagmique plusieurs facteurs entrent en ligne de compte :

1° La durée de la ventilation nécessaire pour obtenir la première secousse nystagmique. Normalement elle apparaît après 30” ; mais ce facteur n’a qu’une valeur très approximative, parce que variable en dehors de toute anomalie vestibulaire : retardée par sclérose du tympan, accélérée en cas de fissure de la paroi labyrinthique ou de perforation du tympan.

IL est, de plus, assézditficile de déterminer l’apparition précise de la première secousse ; aussi, pratiquement, nous conseillons de ne contrôler les secousses nystagmiques qu'après une ventilation systématique de 30/ ; sile nystagmus n’apparait pas immédiatement, il ne faut pas se hâter de conclure, mais attendre, Car il peut: n’apparaître qu'après 10 ou 20/ : le phénomène en effet ne s'établit pas brusquement mais-graduellement (période croissante — plateau — période décroissante). Ce retard si le vestibule est normal ne modifie pas le résultat final, la durée totale de la réaction restant de 160” (en commençant à compter dès l'arrêt de la ventilation).

2° La duree du phénomène nystagmique comptée de .

la première à la dernière secousse. — Mais il est aussi difficile de fixer cette dernière secousse que la première ; on peutavoir en pratique des écarts assez sensibles. De plus on constate souvent par ce procédé de mesure une égalité réactionnelle en durée entre les deux vestibules, alors que l'ämplitude et la fréquence des oscillations ‘sont nettement plus faibles d’an côté que de Pautre.

3° L'amplitude des oscillations. - C’est là un facteur

que lon a tort de ne pas noter systématiquement. Par le seul examen visuel on peut établir une comparaison pratiquement suffisante entre les réactions du vestibule droit et du vestibule gauche. Une appréciation plus précise exige la nystagmographie (Buys). ;

4° le nombre d’oscillations à la minute (pulsations nystagamiques) parait un facteur d'appréciation intéressant à notér ; ilest absolument constant chez un sujet normal : environ.90o secousses à la minute. On ne doit commencer à les compter que lorsque la réaction est nettement établie (plateau). Sous le nom de «contrôle visiodactyle du nystagmus » nous avons décrit un procédé simple pour compter ces pulsations. Le sujet ayant les yeux fermés nous appliquons légèrement sur la partie la plus saillante des globes oculaires la face palmaire de notre pouce et de notre index. Dans un précédent rap< port rous avons signalé quelques cas où il y'avait absence du nystagmus en position latérale ou directe du regard, alors qu'il était absolument net, les paupières closes. F

Dans cette épreuve thermique air froid, comme pour l’eau froide, le deuxième temps rapide du nystagmus est dirigé du côté opposé à l'irrigation.

Le nystagmus se contrôle comme pour le fauteuil soit en position latérale du regard (doigt ou otogoniomètre) soit derrière les lunèttes à verre dépoli, soit par contrôle visio-dactyle. 6

Le nystagmus durant 160/en moyenne, on a largement le temps, au cours de l'épreuve, de rechercher les réactions de déséquilibration provoquée du sujet :

JP ù ; ; 4 : :

épreuve de marche aveugle aller et retour, RomserG, pieds l’un devant l’autre, mouvements réactionnels du membre supérieur (indication). A l’état normal les déviations se font du côté de l'excitation c’est-à-dire du côté de l’oreille ventilée, dans le plan du nystagmus, et dans la direction de son premier temps lent.

C) Epreuve d'équilibration retardée à l'air froid. (Personnelle). — On peut obtenir une réaction de déséquilibration extrêmement sensible, avec cette épreuve thermique air froid, de la façon suivante :

Le sujet mains derrière le dos, yeux bandés, debout en position de RomBEerG, pieds l’un devant l’autre, on ventile un des conduits auditifs jusqu’à ce que le sujet se déséquilibre: Cette déséquilibration est normalement obtenue en 10”. à

Comme pour l’épreuve que nous avons ci-dessus décrite sous le nom d’épreuve d’eéquilibraltion retardée (après gyration), nous notons le temps que met le sujet à retrouver son équilibre (normalement après 30”). Nous ‘considérons cette épreuve comme très sensible, sûré, précise et localisant exclusivement Pinterrogatoire à l’oreille examinée, avec un minimum d’excitation.

IV. — Une excitation donnée des labyrinthes vestibulaires détermine-t-elle une réaction cérébelleuse normale (mouvements réactionnels) ?

1° À l’état normal chez un sujet debout: yeux fermés, . \ à d . f % bras tendus parallèlement et horizontalement:en avant,

on ne doit constater aucune déviation des membres supérieurs (épreuve HaurTanr), fn

2 Si à un sujel sain assis, veux ouverts, nous demandons de toucher successivemert avec l'index de sa main droite, son genou puis l'index de l’observateur assis en face de lui, index tenu à 30 cm. au-dessous du genou, nous ne Constaterons aucune déviation. Faisons fermer les yeux du sujet pendant qu’il continueson mouvement de va-et-vient de son genou au doigt de l'observateur : nous ne constatérons également aucunedéviation.L'exa-

men est fait pour le bras droit, puis pour le bras gauche.

. C'est là l'épreuve de l'indication de Barany.

3° En cas de lésions des voies vestibulo-bulbo-cérébelleuses, nous constaterons une déviation spontanée ‘du bras du sujet au deux épreuves précédentes (du côté de la lésion si lésions irritatives ; du côté. opposé pour les lésions destructives).

4° Chez un sujet sain, les yeux fermés, soit à Ja suite de l’épreuvé du fauteuil, soit après gyration (pivotement sur place debout), soit encore après l'épreuve air froid, on doit constater une déviation dite provoquée, mais physiologique du membre supérieur, dans le sens de la gyration (fauteuil) dans la direction de l'oreille ventilée (épreuve air froid). Dans les cas pathologiques cette déviation est exagérée, mais surtout absente où latéralisée du même côté. ;

9° En cas de diagnostic à poser entre une lésion veslibulaire ou une lésion cérébelleuse, ces épreuves de l'indication peuvent aider dans une certaine mesure à

éclairer le diagnostic.

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