‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 70 sur 99 · DAS · texte numérisé non relu

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les transports publics devront être âgés d' au moins dixneuf ans ; FE

C) Examen chirurgicat général. — L’aviateur ou l’aéronaute ne doit souffrir d'aucune blessure, n'avoir subi aucune opération, ne-présenter aucune anomalie congénitale ou acquise pouvant être un obstacle à la sécurité de manœuvre d’un aéronel ; |

d) Examen Sr général. — L’aviateur ou l’aéronaute ne doit souffrir d’aucune maladie ou affection capable de: le rendre soudainement impropre à la conduite d’un aéronef. Il doit posséder un cœur, des poumons. des reins et un systèmd nerveux capables de supporter les effets de l'altitude et du vol prolongé ;

e) Examen des yeux. — [L’aviateur ou l’aéronaute. doit posséder un degré d’acuité visuelle compatible avec les nécessités de ses fonctions. Aucun pilote ou officier navigateur ne doit avoir plus de deux dioptries d’hypermétropie latente et la coordination musculaire doit être adoptée à la réfraction. Le champ visuel de chaque œil el la perception des couleurs doivent être normaux ;

J°) Examen des oreilles. — L’orcille moyenne doit être normale. L’aviateur ou l’aéronaute doit posséder un degré d’acuité auditive onpausle avec les nécessités de ses fonctions ; FA

g) L'appareil vestibulaire doit être intact et non hyperexcitable ou hypoexcitable ;

h) Examen du nez et de la gorge. — [’avialeur ou l’aéronaute doit avoir une perméabilité nasale complète et

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n'être atteint d'aucune affection sérieuse, aiguë ou chronique, des voies respiratoires supérieures ; 3° Chacun des états contractants doit provisoirement fixer ses propres méthodes d'examen jusqu’à ce que les détails et les conditions minima des tests employés aient - été ultérieurement arrêtés, dans une conférence spéciale, par les représentants médicaux autorisés de la Commission internationale de Navigation Aérienne. H 4° Le candidat ayant satisfait aux conditions ci-dessus. énoncées recevra un certificat médical favorable, qui devra être produit pour obtenir la licence.

5° En vue de permettre la constatation ou maintien de Son aptitude à la navigation aérienne, chaque aviateur ou aéronaute sera périodiquement examiné au moins tous les six mois, et les conclusions de cet examen seront jointes à son dossier. De même, en cas de maladie ou d'accident, son aptitude à la navigation aérienne doit être à nouveau reconnue. Les dates et les résultats de ces examens complémentaires seront mentionnés sur le, brevet de pilote ou d’officier navigateur. É 6° Un aviateur ou aéronaute qui, antérieurement à la présente convention, aura fait ses preuves d'aptitude à la navigation aérienne ne pourra, lant qu’il aura conservé cette aptitude, être éliminé du Personnel navigant à raison de ce seul fait qu’il ne remplit pas toutes les conditions ci-dessus énoncées.

7° Chacun des Etats contractants peut, s’il le juge opportun, aggraver les conditions énoncées ci-dessus ; mais, en tous cas, les conditions minima exigées doivent être maintenues pour le trafic international ».

$ II. — Schéma d’examen médical

C’est en s’inspirant de ces vœux que MM. Mathieu DE Fossey et Pierre BEHAGUE, à la suite de nombreux exa-

} : 7 “1 LEQ mens, essayèrent de codifier de manière plus précise en-

core les épreuvés à faire subir aux candidats pilotes et

les résultats à en exiger. Ils dressèrent dans un tableau

la liste des appareils nécessaires aux mesurations ou examens à effectuer avec chacun d’eux et les résultats à obtenir pour que le candidat soit admis ou non.

L’examen médical résumé dans ce schéma est destiné à répondre aux exigences internationales pour la navigation aérienne ; mais, au dire des auteurs, ces données sont beaucoup trop précisés ; ils furent amenés cependant à les rédiger de cetle manière, dans le but de fixer des règles aux centres d'examen qui devaient être créés plus tard. (Voir plus loin le tableau).

« Ces examens peuvent d'ailleurs être complétés, disent-ils, par une étude des réactions du candidat à la dé-

pression barométrique dans la cloche pneumatique.

C’est là que, selon les méthodes employées à l’Institut aéronautique de St-Cyr par le Docteur GARSAUX, on pourra, sous l’action des variations de pression, combinées à l’action du froid, déceler une fatigue encore insoupçonnée de l'appareil circulatoire, un trouble léger des réactions psycho-motrices. Il semble toutefois qu’il serait prématuré de chercher là un critérium de l'aptitude du candidat à lAviation, l'examen clinique

accompagné des méthodes nouvelles que nous avons si: gnalées dans les tableaux ci-dessus, a donné, pendant la guerre, des résultats assez probants pour qu’on puisse Pestimer suffisant pour le-contrôle des pilotes des lignes aériennes. Mais on peut dire sans crainte que le méde- cin sera, dans cetordre ‘d'idées, un auxiliaire indispensable au trafic des transports aériens. Le public trop averti des accidents d'aviation et sachant que la cause en remonte, dans 50 0/0 des cas, à une défaillance physique du pilote nese confiera qu’à un conducteur sûr, joignant à des qualités techniques spéciales, une intégrité physique absolue. *

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