CHAPITRE IV
$ I. — Décisions de la Conférence de Rome
Toutes les recherches faites dans les différents pays alliés et associés, ont été envisagées, discutées et synthétisées à la Conférence Interalliée de certains représentants des médecins de l’aéronautique tenue à Rome du 15 au 20 février 1919. Elles sont l’origine des vœux suivants qui y furent émis. |
1° « La Conférence interalliée considère qu’il est indispensable que tousles candidats à l’aviation subissent, avant d’être admis à voler, un examen médical et psycho-physiologique ; que, de plus, il est opportun, puisque la navigation aérienne doit avoir un caractère international, que les critères d'examen des candidats à l'aviation soient coordonnés et identiques. dans les différentes nations ».
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> « La Conférence est unanime à retenir,pour les services.internationaux, que les examens médicaux doivent prendre en considération l’intégrité absolue somatique, l'intégrité absolue psychique, l'intégrité absolue des appareils sensoriels et l'aptitude à supporter de fortes et rapides modifications de la pression barométrique », 3 « Tout le Personnel navigant de l'aviation doit être examiné médicalement au moins une fois par mois, même en l'absence de tout trouble ou de toute fatigue apparente. Tous les aviateurs doivent avoir des périodes de repos intermittentes ; la durée et la fréquence de ces périodes seront déterminées par des médecins spécialisés d'aviation. Il paraît utile que les aviateurs présentant des troubles en rapport avec l'aviation en dehors de toute affection chirurgicale ou fébrile, soient traités dans des hôpitaux spéciaux d'aviation où toutes les recherches médicales et pAYSIDIQEIqUeS pourront être poursuivies ».
4° « La Conférence émet le vœu que toutes les recherches scientifiques intéressant les quéstions médicales de laviation soient favorisées et subventionnées pas les Gouvernements ». | 5° « La Conférence est d’avis que les médecins affectés aux camp d’aviation doivent faire préalablement un stage dans les laboratoires médicaux et physiologiques de l'aviation et pense qu’il est. désirable que les. médecins, s’occupant des questions médicales intéressant l’aviation, soient susceptibles de faire des vols comme
pässagers pour poursuivre leurs observations scientifi- ques ». RYTEE
6° « La Conférence est d'avis de rechercher systématiquement chez les pilotes : 1° la capacité vitale A la pression expiratrice maxima ; 3° la durée de la tenue respiratoire sous une pression de 4o Due de mercure ». AU
7° « La Conférence, considérant que les appareils utilisés dans les différentes nations pour mesurer la pression artérielle donnent des résultats non comparables, suggère que l’on mette à l’étude la construction. d’un appareil « standard » susceptible d’être adopté par toutes les nations ».
8 « La Conférence propose que tous les avions soient munis d'appareils respiratoires, de préférence automatiques, pour l'administration soit d'oxygène, soit d’un mélange d’ oxygène et d’acide carbonique, selon les vols à effectuer et selon les indications de la pratique ».
9° « La Conférence recommande que, dans l'avenir, pour toutes les communications intéressant la médecine de l’aéronautique, il soit fait usage du sys stème He et des mesures décimales ».
10° « La Conférence décide la création d’une Société scientifique d'Etudes médicales de l’Aéronautique. La prochaine réunion de la Conférence aura lieu en 1920 à Oxford (a été reportée à une date ultérieure). Un comité permanent de la Société scientifique d'Etudes médicales de l’Aéronautique aura son siège en Italie ».
119 « La Conférence émet le vœu que, dans l’éventualité d’une législation internationale de l’aéronautique par la Conférence de la Paix, les Gouvernements pren-
nent en considération les suggestions du Comité perma-
nent de la Société scientifique d'Etudes médicales de lAéronautique ».
Ces vœux sont en partie exaucés au point de vue pratique du moins. Si nous parcourons en effet la Convention portant règlementation de la Navigation aérienne (du 13 octobre 1919), nous lisons que sont fixées ainsi qu'il suit les conditions médicales internationales d’aptitudes pour la navigation aérienne : d’après Guerre.
Conditions médicales internationales d’aptitude pour la navigation aérienne
Certificat médical
«1° Pour obtenir une licence, soit comme pilote. soit comme officier navigateur, soit comme mécanicien d’aéronef affecté aux transports publics, tout candidat devra se présenter, pour subir un examen, devant les médecins spécialement désignés ou autorisés à cet effet par l'Etat contractant dont il relève.
2° Les examens médicaux, tant pour la sélection initiale que pour la revision périodique du Personnel navigant, porteront sur les conditions suivantes d’aptitude physique et mentale ; __ a) Les antécédents hériditaires et personnels et, en particulier, l'équilibre du système nerveux. L'absence de tout trouble mental ou de toute tare morale ou physique pouvant intéresser la sécurité de la navigation aérienne ;
b) Les pilotes et les officiers navigateurs engagés dans