‹ Critères: de l'aptitude au vol en avionChapitre 80 sur 99 · EXAMEN SPÉCIAL DES YEUX ET DE LA FONCTION VISUELLE · texte numérisé non relu

EXAMEN SPÉCIAL DES YEUX ET DE LA FONCTION VISUELLE

L'EXAMEN OBJECTIF comporte, pour les deux yeux, l’examen minutieux des paupières, des conjonctives et des voies lacrymales, la mesure de Ia réfraction, l'examen de l’état anatomique et fonctionnel des pupilles et celui des membranes profondes, l'évaluation des tonus oculaires.

Dans l’examen fonctionnel, on étudiera :

1° L’acuité visuelle de chaque œil en faisant lire à 5 mètres les caractères de l’optotype du S.-$S. modèle I. 894. Si l’acuité est égale à 1, on recherchera en plaçant le sujet

Loc bment à 6, 7 mètres,etc.. s’il présente une acuité hypernormale qui sera traduite par la fraction n/5° dans laquelle est représenté par la distance à laquelle le sujet lit les caractères qui correspondent à V — 1. ‘

20 L’acuité visuelle binoculaire.

3° Le champ visuel de chaque œil et des deux yeux, qui sera exploré au périmètre pour le blanc et ÉJ AIG HE QuR, pour les autres couleurs. '

4° Le sens chromatique, par la méthode des laines de Holmgren.

5° La vision binoculaire ou stéréoscopique au moyen du diploscope de Remy.

Seront éliminatoires : temporairement ou définitivemen & suivant leur permanence ;

Les affections des paupières et des vo'es lacrymales ;

Les affections du segment antérieur (kératite- FRERE vite, iritis, etc...) ;

L’ hypertension oculaire ; ï

L’acuité visuelle inférieure à 1 pour les deux yeux sans correction par les verres. Cependant, une tolérance d’acuité moindre, allant jusqu’à et y compris 7/10°, pourra être admise pour un seul œil, si la fonction visuelle est par ailleurs tout à fait satisfaisante :

L’hemeralopie ,

La dyschromatopsie et le daltonisme :. )

Les anomalies du champ visuel ; ÿ

La diploplie ;

L’hypermétropie latente supérieure à deux dioptries, même avec une bonne acuité.

Sont spécialement favorables au pilotage des avions !:

L’acuité visvelle hypernormale ;

La rapidité de perception des images ;

L’acuité visuelle nocturne nes ;

L’absence d’éblouissement en vision à contre- ON

EXAMEN SPÉCIAL DU NEZ, DE LA GORGE, DE L'AUDITION ET DE I” EQUILIBRATION.

Les VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEBURES seront l’objet d’un examen objectif et d’une étude fonctionnelle.

L'examen objectif portera sur les fosses nasales, le cavum, le pharynx et, éventuellement, sur le larynx ; il sera effectué avec les méthodes ques habituelles,

L'étude fonctionnelle comprendra :

L'examen des taches expiratoires dé pHRrenRe avec l’athmo-rhinomètre de R. Foy.

: L’ampliométrie thoracique effectuée au cours dé la respiration purement nasale avec le ruban ampliométrique de R. Foy.

Toutes les ebons ou sténoses fonctionnelles no des voies respiratoires supérieures seront considérées comme éliminatoires, temporairement, 6 ’est-à-dire jusqu’à leur cure chirurgicale. ÿ

Il en sera de même des suppurations nasales sipusiennes ou pharyngiennes, des rhinites chroniques.

En ce qui concerne: les OREILLES et L ’AUDITION.

L'examen objectif permettra d'étudier Pétat des oreillles externes et des tympans, la mobilité des tympans au spéculum de SIG LE, la perméabilité tubaire. 1 |

L'étude IONAOTPANE COHDRPTUES à «pour l’une et l’autre oreille :

a) La recherehe de Ja distance maxima à laquelle le sujet perçoit la voix chuchotée, pour les sons aigus et graves ;

b) Les résultats des épreuves de WEBER et de RINNE pratiquées avec le diapason Ut. ; EH

c) La recherche du seuil de l'audition avec l’inducteur acoumétrique de R. Foy.

Eventuellement; les épreuves suivantes pourront compléter l'étude fonctionnelle de l'audition si l’auriste en apergoit la nécessité.

Etat du réflexe cochléo-palpébral ;

Etat du réflexe cochléo-phonatoire ;

Accommodation par la méthode de Gelée: ere

Sont éliminatoires :

Toutes les lésions ohjectives graves du tympan ;

Les otites moyennes chroniques ;

Les otites moyennes aiguës jusqu’à guérison ; :

Les perforations du tympan, les rétractions, les infiltrations calcaires, l'imperméabilité tubaire ;

L’acuité auditive inférieure aux limites ci-après :

Voix chuchotée : 3 mètres ;

Seuil de l’audition à l’inducteur : 0 m. 50.

L'équilibration sera ‘étudiée par la recherche de la déséquilibration spontanée, de la déséquilibration provoquée et, par l'étude des mouvements nystagmiqnes ; les épreuves devront se succéder dans l’ordre indiqué ci-après, sous peine dédéséquilibrer nettement le sujet même normal. :

1° Déséquilibration spontanée : PRES €

On fera exécuter au sujet, les yeux FUCOER ARMES ouverts et fermés, les épreuves suivantes

Station debout les pieds joints (ROMBERG) ;

Station debout, les pieds l’un devant l’autre, la pointe du postérieur touchant le talon de l’antérieur ; successivement pied droit puis pied BRUNES en: AYAnE (ROMBERG sensibilisé) ; a Station sur un pied (pied droit puis pied gauche) ;

Marche aveugle, série de cinq pas en- avant suivis de cinq pas en arrière (JABINSKI- WEILL). |

Dans ces différentes épreuves, le sujet normal ne ‘présente aucun trouble de l'équilibre ; au cours de la marche aveugle, il évolue toujours dans le même plan.

Sera éliminé tout sujet qui montre des signes de déséqui-

libration spontanée : ltér0-puIsIon déviation de la marche aveugle.

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2° Déséquilibration provoquée :

L'épreuve d « équilibration retardée >» de R. Foy s’effectuera comme suit : le sujet, les yeux bandés, debout, mains derrière le dos, exécute trois gyrations sur son axe vertical - à l'allure régulière d’un tour à la seconde ; à l’arrêt, il prend

la! position du ROMBERG sensibilisé, mais en plaçant le pied droit en avant si le pivotement s'est fait par le flanc droit, le pied gauche en avant dans le cas inverse. On note, en secondes, le temps nécessaire au sujet pour retrouver son équilibre et pouvoir conservér la position du RONBERG sensibilisé. Chez le sujet normal, ce temps est de 10 à 15 secondes. Dans cette épreuve, il importe de laisser au sujet un temps de repos de quelques minutes entre la rotation dans un sens et la roiation dans le sens opposé.

3° Le nystagmus provoqué par une excitation vestibulaire sera étudié après une excitation thermique (méthode de -BARANY-BRUNNINGS) réalisée, soit par une irrigation de l'oreille externe à l’eau froide, soit au moyen du pistolet à air de R. Foy.

L’irrigation du tympan à l’eau froide S ’effectue au moyen d’un-bock laveur, avec de l’eau de 25 à 27° sous une pression de 0 m.50; le sujet regardant du côté opposé à l'oreille injectée. :

Le refroidissement tympanique par l'air comprimé s’effectue en dirigeant pendant 30 secondes environ sur la partie postéro-supérieure du tympan au moyen du pistolet à air, un courant d'air comprimé à une pression ramenée à 30 em. de Hg.

Chez le sujet normal, au bout dé 30 à 40 secondes, comptées à partir du début de l’excitation thermique, apparaît un nystagmus d'environ 90 secousses à la minute et qui dure environ 160 secondes, Île deuxième temps rapide du nystagmus est dirigé du côté opposé à l'irrigation.

A titre d'épreuve complémentaire on pOUTIAr rechercher :

a) le nystagmus post-giratoire au moyen du fauteuil : tournant. - L

Après 10 tours de fautouil en 20 secondes un sujet normal présente un nystagmus horizontal dont le 2° temps, rapide, est dirigé du côté opposé à la gyration et qui dure 30 se:. condes environ ; PLAN b)le vertige voltaique de l'épreuve de BABINSKI, soit classiquement le sujet étant debout, soit dans la position de R. Fox (position de ROMBERG sensibilisée).

Un sujet normal dans l'épreuve de BABINSKI s'incline vers 7 M.a vers le pôle +; dansles cas pathologiques légers on observe une réaction de sens normal mais avec hyper où hypo-excitabilité ; dans les cas pathologiques graves . l'inclinaison du sujet se fait toujours du côté vestibule lésé.

En position de ROMBERG sensibilisée, le seuil normal de la réaction est 2 ou 3 M. a ;

©) l’équilibration retardée après l'excitation à l'air | froid, le sujet normal en position de ROMBERG sensibilisée est déséquilibré par 10 secondes de ventilation froide, il met 30 secondes À recouvrer son ‘équilibre.

Les différentes épreuves qui précèdent pérmebltent-W’ap: précier la fonetion de l’équilibration chez les sujets expertisés. À cet égard, ceux-ci peuvent se diviser en :

Normaux ; "E

Hyÿpo-excitables ;

Hyper-excitables

L’épréuve extrêmement importante de 1” « équilibration retardée » seule se prête à l’adoption d'un critère numérique : seront considérés comme des hyper-excitables nettement pathologiques les sujets qui, après les’ trois gyrations de cette épreuve ne‘retrouvént pas leur équilibre en 30 secondes. |

Les autres épreuves ont essentiellement uñe Ivan de contrôle,

Les normaux et les hÿpo-excitables sont nie à la navigation aérienne.

Seront éliminées ;

Les hyper-excitables ; ;

Les sujets présentant une inégalité réactionnelle nette entre les voies vestibulo-cérébelleuses droites et: gauches.

Hide Aptitude spéciale au pilotage des avions

Cette aptitude spéciale sera déterminée :

a) par une sévérité plus grande dans l'interprétation 10e diverses épreuves précédentes ;

b) par l'étude au moyen d'épreuves spéciales de la valeur : | fonctionnelle du système nerveux central. 3

Les épreuves pour lesquelles on devra se montrer particulièment rigoureux pour admettre l'aptitude au pilotage d'avions sont celles qui permettent d'apprécier :

L'intégrité de l’appareil circulatoire et sa capacité d’adaptation à l’effort.

La: valeur fonctionnelle de l'appareil respiratoire.

1” intégrité de l'oreille et la perfection du sens de l’équilibration. = Les recherches spéciales à mettre en œuvre sout :

L’étude-des réactions psychomotrices ;

L'examen du sens des accélérations.

Ces méthodes d'examen feront l’ojet de communications ultérieures après mise au point de l’appareillage.

IT Examens de contrôle

Ces examens peuvent avoir pour objet d'évaluer :

Soit l’aptitude générale à la navigation aérienne ;

Soit l'aptitude spéciale au pilotage des avions.

Pour l'une et l’autre catégorie de sujets l'examen sera . fait suivant la technique qui à été détaillée au titre I, à cela près que l'indication de certaines recherches disparaît

(taille, antécédents,etc.), que certains examens peuvent être plus rapides : morphologie, etc, que la radioscopie ne sera plus nécessaire à moins qu'il n’y ait lieu de lever un doute.

L'enregistrement des constatations sur le livret médical devra se borner à É

1° noter les seuls éléments que comportela fiche de contrôle périodique ;

2e noter d'autre part, sur la fiche contrôle, les constatations différentielles par comparaison avec les examens pré’ cédents. En cas de différences nombreuses et importantes, il pourrait y avoir lieu d’encarter dans le livret médical telle ou telle fiche spéciale supplémentaire analogue à celles du premier examen.

Mais par contre, il est important que, dans l'examen de contrôle, l’attention du Médecin se porte spécialement sur les points suivants : 2

Renseignements Aéronautiques. Morphologie. — Nature et durée du service aérien fait par le sujet. |

Troubles accusés par le sujet et renseignements fournis par lui ;

Déformations, ou bIeS moteurs d’origine musculaire ou articulaire qu'a laissés un accident.

La question de la persistance d'aptitude au pilotage d’un militaire de carrière {officier en particulier) peut être posée à l’expert, à la suite d’un accident.

Sous réserve des prescriptions d'instructions ministérielles ultérieures, en ce qui concerne l’aptitude à servir dans l’armée.des officiers atteints d'invalidité, on peut considérer comme limites compatibles avec le pilotage des avions les infirmités suivantes :

Raïdeurs de : l'épaule permettant l'élévation du bras à l'horizontale ;

Raïdeurs dé coude permettant la flexion et- l'extension entre 40 et 170°;

Raideurs immobilisant le poignet en position Ge éoranle ;

Raïdeurs des deux derniers doigts de la Re laissant

une préhension puissante et une pince poRieE -digitale suffi-

sante; pue ”

kaideur de la hanche permettant une Station assise normale ;

Raïideurs du genou laissant une. flexion extension de 90: à 1802.

Raïdeurs immobilisant la bi tarsienne, le pied à angle droit sur la jambe.

Poids. — Fléchissement, indice défavorable. trahissant un trouble organique. | | | Appareil cireulatoire. — Signes de fléchissement détermi -

nant l’inaptitude temporaire ou définitive ; s Volume du cœur, dilatation ou by pertrophie ; : Meur du 1° bruit, tendance au dédoublement

du 2° bruit;

Pression artédieno hypertension ; hypotension He ristique de l’asthénie des aviateurs. Indication absolue de repos ; SeRees M

Réaction cardiaque à l'effort : signal dalarme traduisant le surmenage cardio-vasculaire ; se

Troubles prune des extrémités.

Appareil respiratoire. — Diminution de la capacité vitale ;

Réduction de durée d’apnée volontaire.

Ces deux signes témoignent de phénomènes pathologiques latents chez des sujets dont l’entrainement eût dû élever ces constantes et indiquent un examen approfondi.

pareil digestif. — Ebauche d'accidents dyspeptiques atoniques, diarrhée, indiquant la nécessité du repos.

Système nerveux. — Indépendamment de divers troubles qui peuvent être observés, sont une indication nette d’inaptitude temporaire au Eloge ;

L'allongement, même faible, des temps de to hons psychomotrices ét des réactions aux variations d’éqilibre,

LT DBG EE

La diminution de régularité des mêmes temps de réaction.

L’entraînemert chez les pilotes est, en effet, caractérisé par le raccourcissement et la régularisation de temps de réactions. - | Il y a lieu de noter, d'autre part, que l'augmentation importante des temps de réaction coïncidant avec une irrégularité énorme, déconcertante, atteignant des écarts de 20 à 30 centièmes de seconde où plus, est un signe certain d’altération volontaire de l'épreuve chez certains sujets qu! simulent l'inaptitude pour se faire rayer du Personnel navigant.

Ce signe vient corroborer l’impression donnée par l’opposition entre les symptômes de fatigue et d' asthénie in voqués par certains de ces sujets et la parfaite intégrité de leur appareil cardio-vasculaire et de leur dynamique circu- Jatoire.

A propos de ces examens de contrôle, il se peut que le cominandement soit amené à demander au Médecin expert son avis sur aptitude particulière d’un sujet au pilotage de telle ou telle catégorie d'appareils.

Ætant entendu que pour le pilotage d’un avion quel Dis soit les conditions précitées doivent étre intégralement remplies, le médecin pourra, en ce qui concerne les aptitudes particulières, baser son appréciation Sur les considérations suiyantes :

L’aviation militaire française comprend :

Des régiments d'aviation de chasse ;

Des régiments d'aviation d'observation ;

Des régiments d’aviation de Bombardement de jour ; Des régiments d'aviation de Bombardement de nuit. Or: | 5e

1° Les pilotes de chasse (appareils monoplaces et biplaces, Spad, H. D. 3) opèrent, à une altitude de 6.000 ou de

es

2.000 m. suivant qu'ils exécutent des patrouilles hautes où basses. L’altitude extrême qu'ils atteignent actuellement est de 7.000 m. La rapidité de la montée est de 40 minutes pour arriver à 6.000 m.; les descentes pourront s'effectuer très rapidement en particulier quand ils exécuteront une < vrille ». Leur vol est généralement très mouvementé, coupé de descentes et de montées extrêmement rapides et comporte tous les exercices d’acrobatie aérienne, la vitesse de ces appareils peut dépasser 200 kms, l'atterrissage se fait à 100 kms à l’heure environ.

2° Les pilotes d'observations (appareils biplaces, BRÉGUET, SALMSON) exécutent leurs vols à une altitude très variable allant de 1000 m. à 6000 m. La montée est assez rapide et la durée de la descente peut être plus ou moins courte suivant les circonstances. De plus, ils peuvent être obligés d’avoir recours à certains exercices d’acrobatie. Leur vitesse dépasse 150 kms et ils atterrissent à 80. kms à l'heure environ.

3° Les pilotes de bombardement de jour (Appareils biplaces et triplaces BRÉGUET) évoluent ordinairement au-dessous de 2000 m. (bombardement des champs de bataille). Les altitudes extrêmes auxquelles ils peuvent être soumis sont 206 m. et 4000 m. La montée se fait lentement mais les descentes seront plus ou moins rapides suivant les circonstances, par contre, ils n'auront pas à exécuter d’acrobatie aérienne. Cependant, il y a lieu de ne pas perdre de vue qu’un appareil de bombardement déchargé de ses bombes est susceptible ‘de faire des descentes rapides et de se livrer à des évolutions brutales, si les nécessités du combat l’exigent. Les appareils atteignent là vitesse de 140 kms pour atterrir à 70 kms à l’heure.

4° Les pilotes de bombardement de nuit (appareils biplaces, Voisin,F. 50,BRÉGUET) volent à une altitude de 1.500 m. à 2.000 m. qu’ils peuvent être cependant obligés de dépasser

dans certains cas. La montée s'effectue lentemént ainsique

la descente et l’atterrissage. Leurs vols ne-éomportent pas d’acrôbatie ; la vitesse moyenne de l'appareil est de 120 kms à l'heure. FR

De l'étude de ces données, il découle que des tés de pilotes ci-dessus énumérées sont classées précisémént dans l’ordre de la perfection physiologique qu’elles comportent. s

Seront donc particulièrement aptes au pilotage d’observation et suftout au pilotage de PHASE les Fi qui présen-

* tent :

Un appareil respiratoire à haute valeur fonctionnelle ;

Un appareil circulatoire CERTA ET robuste et adaptable à l'effort ;. ; è

Un système nerveux plus parfait :

Des temps de réactions déquilibration plus: courts et piés réguliers ; ÿ Ë

Des réactions psychomotrices plus courtes et plus régulières ;

Une acuité visuelle home

Une grande rapidité de perception des images ;.

Une bonne acuité visuelle nocturne ;

‘Un moindre éblouissement en vision à contre soleil,

HT

« Taylorisation » du travail

Le rendement des médecins chargés des examens sera essentiellement fonction de la méthode avec laquelle ils mettront en œuvre la technique qui leur est proposée. Leur rendement sera d'autant meilleur, leur temps sera d’autantmieux employé et leur fatigue d'autant moindre qué leur Ris sera mieux divisé et plus judicieusement « taylorisé. |

A “ répartition 1oBi gique du travail par compétence correspond la division des épreuves prévues par les fiches qui

LE ee

constituent le livret médical d'examen (voir notre chapitre I1,$ 3). Ces fiches prévoient: un examen de médecine générale,un examen radioscopique,un examen du système nerveux, un examen otorhino-laryngologique et un examen ophtalmologique qui incombent à un nombre de médecins variant avec l'étendue de leurs compétences respectives. Mais cette division du travail faite, il importe que chaque À médecin adopte pour la réalisation des examens et épreuves de sa spécialité, une méthode toujours identique, un ordre de succession des épreuves nécessitant le minimum d’efforts de gestes, de paroles à adresser au sujet, de déplacements à lui imposer, d’attitudes à lui faire prendre. Cette recherche de l’économie du temps et des efforts amènera à réaliser les diverses épreuves d’un examen dans un ordre tout différent de celui que comporte la rédaction de chaque fiche. Il serait peu pratique, en effet, de compter les pulsations d’un sujet en position couchée, de le faire lever pour effectuer la même mesure em position debout, puis de le faire coucher à nouveau pour mesurer la pression artérielle en décubitus dorsal, etc...

A cet égard chacun doit, suivant ses aptitudes, ses habitudes et son ingéniosité, choisir le protocole d'examen quil estimera susceptible de lui fournir le meilleur rendement.

Cette notice nouvelle remplace l’ancienne « Instruction générale n° 1309 4 0/12 du 15 avril 1921 «annexe B» qui a été ainsi tout récemment refondue.

Elle ne prétend en aucune manière correspondre à un Ordre ni à un Règlement définitif. Nullement impérative, essentiellement remaniable suivant les méthodes ou les suggestions qui se feront jour dans la suite, elle ne peut qu'être temporaire. Elle a seulement pour but de consti-

us : do

tuer un guide destiné à coordonner les méthodes, à uniformiser les vues, à unifier les techniques: Elle doit pérmettre, les décisions étant superposables (pour un même sujet par exemple) dans les différents centres mi-

litaires, d'obtenir toujours des résultats très sensiblement comparables. :

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