‹ Critériologie généraleChapitre 29 sur 90 · Les conditions de Ja possibilité de la science · texte numérisé non relu

Les conditions de Ja possibilité de la science

Une solution dogmatique des problèmes critériologiques est subordonnée à l'existence d’un critérium de:

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pleine satisfaction aux exigencesde la certitude scientifique?

À cette question nous donnonsen premierlieu une réponse : conditionnelle (Chapitre I), sauf à donner ensuiteune réponse catégorique (Chapitres IL et I). Nous posons d'abord en principe que, si une solution dogmatique des problèmes crilériologiques est possible, c'est à la condition qu'il existe un critère suprême de vérité qui soit à la fois interne, objeclif et immédiat. : |

Or, plusieurs philosophes ont tenté de résoudre les problèmes critériologiques sans tenir compte de ces trois conditions essentielles du critère dernier de la certitude.

Les uns, en effet, ont eu recours à un critère extrinsèque, ils ont voulu donner comme motif à toutecertitude une autorité extérieure au sujet pensant, l'autorité de la parole divine

à laquelle le sujet devrait répondre par un acte de foi.

Les autres ont cru qu’une inclinalion nalurelle du sujet, une disposilion volontaire ou affective de l'âme en présence de l’objet de l'adhésion certaine était la raison suffisante et nécessaire de la science certaine.

D’autres, enfin, ont Compris que le critère de la science certaine devait être interneet objectif, mais ils le font résider dans un motif qui en pr'ésuppose un ou plusieurs autres : le crilère qu'ils préconisent n est donc pas primordial.

Ges tentatives diverses devaient échouer : nous montrerons au cours du Chapitre Î pourquoi elles ont échoué. Dans les trois articles de ce chapitre nous rencontrerons les théories quitentent dedonner à la certitude, comme motif dernier, respectivement un motif exlrinsèque (Article 1) ; un moûf intrinsèque, mais exclusivement psychologique (Article IT) ; un motif intrinsèque, objectif mais médial, c’est-à-dire subordonné à un molf antérieur (Article II].

Dans le Chapitre 11, l’on recherchera sil existe de fait

un molf intrinsèque, objectif et immédiat de certitude et quel est ce motif, |

Un Chapitre II] compléterales conclusions du Chapitre II, étudiera de plus près les propriétés des vérités idéales et les mettra à Pabri des objections que leur opposent soit l’école kantienne soit les écoles posilivistes.

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