SUR THOMAS BROWN, XXIII
Nec quidquam tibi pfodesl
lerias tentasse donios animoque rotundum
Percurrisse polum moriluro.
Jl leur était bien permis de s'exagérer aussi la perte que la philosophie venait de faire. Mais la postérité , placée loin des émotions que dut exciter cette mort prématurée , et tout en la déplorant , se consolera par la pensée qu'après tout Brown avait accompli à peu près tout ce que la science pouvait attendre de lui. Les ouvrages qui doivent assurer sa gloire étaient sinon publiés , du moins rédigés. L'auteur, s'il eût vécu , n'en aurait pu perfectionner que la forme ; le fonds serait toujours resté le môme. Il laissait sans doute quelques ouvrages inachevés , d'autres à peine commencés ; mais ils ne sont que d'une importance secondaire; et d'ailleurs dans ce qu'il nous a laissé de complet , on trouve la solution de toutes les questions importantes, telles qu'il les comprenait , et en ce qui touche à la méthode et en ce qui concerne les résultats généraux ; en un mot, le Cours de philosophie peut suppléer à tout.
Ses amis s'occupèrent de la publication de ses ouvrages. David Welsh avait été chargé de l'impression des Esquisses de la physiologie de l'esprit humain, ouvrage inachevé (un volume in-octavo, Edimbourg, 1820). Les Leçons sur la philosophie de l'esprit humain, au nombre de cent, furent imprimées d'après ses manuscrits , et telles qu'elles avaient été ou devaient être prononcées. Cette importante publication fut commencée par John Stewart, qui avait été chargé de remplacer Brown pendant sa maladie ;