‹ Critique de la philosophie de Thomas BrownChapitre 6 sur 43 · SUR THOMAS BROWN. XIII · texte numérisé non relu

SUR THOMAS BROWN. XIII

blant ses idées éparses , il en forma un volume qu'il publia à Edimbourg en 1798 , sous le titre d'Observations sur la Zoonomie du DT Darwin.

Cet ouvrage d'un jeune homme de dix-huit ans n'a peut-être, dit Makintosh (1), jamais été égalé par aucun auteur de cet âge. 11 fut approuvé par D. Stewart, et loué dans toutes les publications périodiques du temps. On crut que c'était l'œuvre d'un homme fait et d'un philosophe consommé. On y trouve la réfutation de la théorie des vibrations de Darwin , l'origine de la méthode de Brown , et le germe de ses idées sur la causalité et sur l'abstraction.

Avant la publication de cet ouvrage, en 1796, Brown était entré dans la Société littéraire , formée par les étudiants d'Edimbourg dans le but de discuter ensemble les questions de l'enseignement universitaire, et de se former dans l'art de parler en public. En 1797 il avait été l'un des fondateurs d'une société plus choisie qui s'était séparée de la première, sous le titre à! Académie des sciences naturelles (Academy of Physics). Cette société nouvelle ne se proposait rien moins que « Y investigation de la nature , Y étude de ses phénomènes et de ses lois, et Y histoire des opinions sur ces matières. » Elle comptait au nombre de ses membres des hommes devenus depuis célèbres à différents titres, tels que Brougham , Erskine , Reddie , Horner , Jeffrey et Leyden.

Cette académie a de l'importance dans l'histoire

(1) Dissertation on tlie progrès* of Ethical pkihsophy, page 1 70 ; Boston, I8."i6.

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