‹ Critique de la philosophie de Thomas ReidChapitre 14 sur 56 · JUGEMENT · texte numérisé non relu

JUGEMENT

97. Le jugement, la croyance, ou là connaissance, précèdent la simple appréhension (5).

98. En séparant la conception d'avec le jugement, on serait porté à penser que la faculté de juger est la

(1) T. IV, p. 214. (4) T. V, p. i3o-i.

(a) T. IV, p. Mi-a. (5) T. II, p, 47-8.

(3) T. IV, p. M-6. ♦

DO jTUGEMiSNt.

même chez tous les homrifes , et que ceux en qui elle se montre supérieure ne doivent cette supériorité qu*à des conceptions plus nettes , plos étendues , plus rapi-** des..... l'entendement et lo jugement ne sentaient donc pas deux avantages divei^, mais un seul et même don de la nature , qui pe les séparerait jamais (i).

99. Le jugement peut être défini , un acte de Tes* prit par lequel une chose est affirmée ou niée d'itiie autre. Le jugement est une affirmation ndentale (2).

40(K ILyabeaDcoup de notions ou idées dont la faculté de jogser esC la source unique, cominé par exenàplecellecltt jugement lui-même , de la proposition, du sujets dé l'attribut et de la copule , de î'aifirmatioïfi et delà négation 9 du vrai et du faux, de la croyanôe , du )donte, de ropinioâ, de l'assentiment-, de l'évi-' dence (3).

<: 101 4; Quand Tenlendement est 'mûr, le jugement abcompagne. toujours la sensation, la perception etterne, la consdenee.et la mémoire , mais^ iL:n>'aceom'pagne pas la conception. Je ne déciderdiip^s si le juf« fanent se joint invariablement. smx:opéFatioBs des premières facultés, ou sSkI. «en Eut: parùd intégrante. Ce qu'il y a de certain, c'est que diàcuse-d'elles est accompagnée d'une détermination de l'esprit sur la vérité ou la fausseté de telle ou telle chose et d'une croyance subséquente (4). ;

1 02. Nos jugements se rappoirteilt k des choses nécessaires ou à des choses contingentes. Le tout est plus grand que sa partie; deux et deux font quiitre : voilà des jugements qui ont pour objet des relations néces-

(1) T. IV, p. i3i. (3; T. V, p. 7.

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saires. L'assentiment que nous donnons à des propositions dé ce gèniné , n'est fondé sur auctlhe opération actuelle des sens, de la itiéttiôire^ de la conscience; il n'exige point kur concôtiîs ; la coiicëptiôii ^ule l*accompagnév parce que sanselliâ<il n'y a-pdmt de jugement possible « Ce^jtiig^miettts p^rt*àietit être iâppëlés jugements n^cesBaires ou; jugemeiats.purs. Les jUgexnents que nous . portons sur les . i^boses contingoites soûjt aippuyé^ sur quelque «utrje faoultéde lesprit, telle que les^ens^. la conscience, la. mémoire, la foi aux tj§moigpages des hommes , qui i^epose elle^néme sur l'autorité des. sens :(i). . » ; •;•

: 403. Il j a ej^eircice du jugentient dans k fûrm&tioh 4bb notions générales les plus- simples' et des notions complexes, qui naissent de là combinaison de notions plus simples (2).

104. LeîS sétià nous' fdàt' connaître les objets sen^iblesà uneépoqùè ôù le jugeiniébtri'exiôté point èiicoit^é; Btissi les pi^ëmièmés notions* soiit-élTés toutes complexes et n'ont-elles rien d'éiact ni dé détémiiné. Si un Cube est présenté à la fois à un enfant d'un an et à un homme fait, et que ibomme découvre dans ce cube ce. que l'enfant n'j découvre p^Si il eat évident que ce ne sera pas p£\r le moyen des sens ^otais par le secours de quelque fa^culté que l'enfant ne possède pas encore , faculté qui analyse et recompose (3)i> . ^

105. Dans une émotion violente ce ne sont pmnt les sens., c'est le jugement qui est troublé (4).

106. Les idées des figures géométriques, de la ligne^ du point, de l'angle , du carré et celle de densité , de

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