La nature humaine est susceptible d'éprouver
(i)T. VI, p. 64. (4) T. VI, p. 74.
(a) T. VI, p. 65. (5) T. VI, p. (18.
(3) T. VI, p 65.
pour une ou plusieurs personnes, cet attachement v cette sympafthie, cette affection sans limites , que les anciens croyaient seuls dignes du nom d'amitié (i).
Amoar.
225. C'est probablement une variété du sens du beau qui détermine le choix d'une compagne (2). 5
226. Les éléments de l'amour sont très-divers ; mais il n'y a pas d'amour sans un trè^haut degré d'afiection bienveillante pour l'objet aimé , dans lequel l'amant admire ou imagine tous les charmes ou toutes les perfections humaines, et souvent même quelque chose de plus. La destination évidente de ce principe est de porter l'homme à se choisir une compagne, avec laquelle il désire vivre et élever une famille (3).
Esprit pablic.
227. Tout homme éprouve cette affection à quelque degré : quel est celui qui n'est pas piqué d'une épigramme contre son pays ou contre le corps dont il est membre (4).
Afreclions malreillantes.
228. Il y a en nous deux principes qu'on peut considérer comme malveillants : ce sont l'émulation et le ressentiment. Dieu nous les a donnés pour de bonnes fins f et ils ne produisent que de bons effets quand ils sont bien réglés ; mais comme leur excès est très-cpmmun, et qu'il esc la source de toqte malveillance, on peut les appeler affections malveillantes. Si Von pense
(I) T. VI, p. 69. (3) T. VI, p. 69-0.
(-2) T. V, p. 285. (4) T. VI, p. 71-73.
qu'ils méritent un nom moins sévère , puisqu'ils peuvent se développer sans malveillance ^elon l'inteniioa de la nature , l'auteur ne conteste pas cette opinion (i).
Émulation.
229. L'émulation est un désir de supériorité sur nos rivaux^ dans une carrière quelconque, accompagnée de déplaisir qiiand nous nous voyons surpassés (ià).
230. C'est au désir de supériorité qu'il faut rapporter la médisance (3).