PRINCIPES RATIONNELS
243. Ces prinqipes sont ainsi nommés parce qu'ils tie peuvent exister qiie dans un être raisonnable. Leurs opérations requièr^nt^ non-sçulçment la volonté, mais, encore le jugement ou la raison. Ces principes sont au nombre de deux /. l'iptérêt bien entendu et le devoir (3).; / . .
Intérêt ][)ien entendu.
244. Quand nous apprenons à saisir le lien des événements et les conséquences de nos actions, et que nous embrassons d'un seul cpup d'œil notre existence passée, présente et future, nous corrigeons nos premières idées du bien et du mal , et nous nous élevons à la notion de l'intérêt bien entendu (4)v
245. Un homnfie peut manger par simple appétit , etc'estafinsi que mangent ordinairetnent les brutes; il
(i) T VI, p. 10». (3) T. VI. p. 119-aa.
(2) T. VI, p. 109.10. (4) r VI, p. iq3-!^4.
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peut manger pour flatter son goût, bien qu'il ne sente pas Faiguillon de la faim , et probablement les brutes peuvent Fimiter encore su ï* ce' point; enfin il peut manget* pour raison de santé ^ qfuaad^ùi'-Fappëtît , ni \é goût ne l'y invke :iû^ brute ' i4e^|)araît' pas cslpable desuivre cet exemple (i)*
246. 11 peut arriver qu'un appëtir: soit cdmbattû par un intérêt élo%rié, pu parune cbiisidéràtron Je bienséance on de d^vdiiî*. Dans ce caà, Thomme ne pourrait soustraire sa volonté S Tintfiiéhce d'ùtï puissant àppérit,' s'il n'avait pas l'empire de sôîi liés antmaUt n^ônt paà un pareil empire , et dans leur constitution , C est la passion actiielle la plus forte qui triomphe toujours (2).
247. Le commerce et l'invention des instruments sont deu^ idées dont les bêtes ne' sont pas capable» (3).
248. Un chieti peut s'abstenir de hiangér ce qui est devant lui par la crainte du châtiment qu'on lui a infligé en pareille circonstance, mais il né s'en abstiendra pas par considération de salité ni pour quelc^ë avantage éloigné. Un singe ayant été enivré se brûla' le pied et ne voulut plus boîte que de Teau pure : c'est là le point le plus élevé auquel les facultés des bêtes puissent atteindre (4).
Sens dir devoir.
249. 1° L'intérêt bien entendu ne serait pas une règle de conduite sufiisamment dàire ; 3° ii n'élèverait pas le caractère de l'homme au degré de perfection dont il est susceptible; 3** il ne procurerait* pas à lui
(1) T. VI, p. 35. (3) T. VI, p. 366;
(a) T. VI, p. 39-40, (4) T. VI, p. 1 13.
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seal tout le bonhecn* qu'il pitDcure quand il est associé à un autre principe rationnel (i).
250. La notion du devoir est trop simple pour être définie -(a). , ■
251. Le devoir se distingue : i* de l'intérêt; 2^ de l'honneur; 3" de l'éducation , de la mode , des préjugé» et des, habitudes (3).
252. Le mot devoir exprime, ce. que les Grecs aj^e^. lâient là xaXoy, et les Latins honestum (4).
253. La notion du devoir ne représente ni une qualité de l'acte, ni une qualité de l'a^nt, mais une relation entre l'agent et l'acte (5).
254. t II est nécessaire que. ki persotine obligée soit douée d'enteqdement^ dé volonté, et de quelque degré de puissance active (6).
255. NouSi ne sommes pas obligés à l'action d'au* trui;^ c'e$t-à*dire à l'^etion qui ne dépend pas de notre: volonté (7).
256. Notre espèce possède uae fiicutté originelle .en: vertu de laqi|e]|e, quand nous somm^s.arrivésà Vâge de .raison, non-seulement nous,acquéron$ la notion, du bien et du mal en général, mais encore nous. reconnaissons que certains actes sont bons et certaiqs autres mauvais (8). .,..,.
257. Toute action humaine considérée sous le point de vue moral , nous parait bonne, mauvaise ou indifférente (9). ,