PRINCIPES RATIONNELS
bienveillaates ou malveillantes et d'émotions de plaisir ou de peine (i)*
â59. Comme toutes nos facultés, le sens du devoir se développe par degrés , et sa vigueur naturelle peut être considérablement augmentée par une culture convenable (2).
260. C'est une faculté particulière à Thomme , nous n'en apercevons aucun vestige dans les animaux (3).
261 * La conscience est à la fois une faculté active et une faculté intellectuelle (4).
262. Principes généraux de la morale : incertains actes méritent l'approbation, d'autres le blÂnoie et cela à différents d€^rés ; :k ce qui n'est pas volontaire ne peut niétiter ni le blâme , ni l'approbation; S'* il en est de même de ce qui dérive d'une nécessité inévitable ; 4* on peut être coupable par omission comme par action ; 5* nous ne devons négliger aucun moyen pour connaître notre devoir; 6° quand nous avons connu notre devoir , il faxrt songer à Taccomplir (5).
263. Principes moins généraux : i"" préférer un plus grand bien même éloigné à un moindre; 2** nousconforrtfeip dans notre conduite aux intentions delà nature , telles qu'elles se révèlent dans notre constitution ; 3** nous considérer comme un membre de la grande société humaine et dés sociétés inférieures auxquelles nous apparutenons , telles que la patrie , la province , le cercle de nos amis, la famille ; et faire à ces différentes sociétés le plus de bien et le moins de mal possible; 4* faiie œ que nous approuvons; éviter ce que nous désapprouvons dans
(1) T. VI, p iGoet suiv. (4) T. VI, p. i'79etsui\?. .
(.i) T. VI, p. 169. . (5) T. V, p. 197.300.
(3) T. VI, p. !;{ et suiv.
FROrClMS RATIOïriWLS. 66#
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père à reiiÊint;<iuinaîû)e;àit'âemfeur\ dufxnBgisiapatii ladministré ^ (hr^niarî & "la femme; 'et leé vâppoits transi^ toires du riche au pauvre',du'veiideur»à faehetear, du débiteur au créancier , du bienfaiteur à Tobligé, deTami à l'ami ; elle renferme tousles devoirs de charité et même ceux de politesse ; elle contient enfin les devoirs envers soi-même : tels que la prudence : la tempérance , le courage et Fempire de soi ; 5** honorer Dieu : la connaissance de Dieu communique à chacun de nos devoirs Tautorite d'une loi divine ; &* faire céder la générosité gratuite à la reconnaissance ^ et toutes les deux à la justice , la bienfaisance à la compassion , la prière aux bonnes œuvres ; les actes qui doivent être sacrifiés , lorsqu'il y a compétition , sont ceux qui ont le plus de valeur intrinsèque (k).
264. Tout homme a le droit de se faire une propriété permanente et d'en disposer , mais c'est sous la réserve que personne ne sera privé par là du moyen nécessaire à son existence* Le droit de l'innocent sur les choses né-^ cessaires à sa vie est de sa nature supérieur au droit du riche sur sa richesse , alors même qu'elle a été honnête^ ment acquise; l'usage de la richesse est de subvenir à des besoins futurs et éventuels , or ceux-ci disparaissent devant une nécessité certaine et présente (3).
265. Si l'on admet l'obligation de faire ce qui tend ail bien général, pourquoi n^admettrait-on pas l'obligation plus directe et plus simple de né faire tort à per^ sonne ? L'existence de l'une n'est pas moins évidente que celle de l'autre dans la constitution humaine (3).
(I) T. VI, p. 295-309. (3) T. VI, p. 379
(a) T. VI, p, 367-368.
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