DE LA DISTINCTION DBS QUALITÉS PREMIÈRBS^ ETC
pothèse et elle nous échappe. Dire que le corps est une étendue tangible et formée , c^est faire une définition;^ une proposition convertible , où Tattribut e^t adéquat aa sujet. Dire que le corps est coloré, sonore, etc., c'est faire une addition de parties. Dans la laugue de Kant, la première proposition est simplement analytique « la seconde est une proposition synthétique. Un nom concret s'applique toujours à un ensemble où figurent les qualités tangibles, jamais à un ensemble de qualités intangibles. L'étendue tangible est donc le quid incon^ cussum de ce que nous appelons matière , c'est ce que l'expérience nous y montre toujours, et ce qui demeure le plus ferme dans nos abstractions.
Voilà le côté véritable de la distinction . des qualités primaires et secondaires; mais il n'en résulte pas que les qualités secondes se confondent la première fois avec lesfaitsdeconscience, car ils ne s'en disdngueraientplus : le plaisir et la peine ne sont jamais attribués aux objets comme qualités secondes; Iç sens équivoque que les philosophes attribuent aux noms des qualités secondes devrait s'appliquer à l'étendue perceptible elle-même^ si les philosophes remarqi?aient que, cette étendue n'existe que pour nptre perception. Les qualités pri-* maires, qu'on regarde comme essentielles b la matière, ne sont essentielles qu'à elles-mêmes , puisque c'est leur ensemble qu'on appelle la matière ,; et les qualités secondes ne sont pas moins essentielles à leur propre existence. Les qualités secondes ne supposent les preniières que dans l'ordre de l'expérience et non d^ns Fordre de la nécessité; elles sont connues aussi directement et aussi clairement pour ce qu'elles sont, que l'étendiie est^ connue pour étendue et la figure pour figure; enfin, toutes le3 qualités de la nuitière ^ premières et secondes,
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sont également relatives et périssables : il tiy a d'absolu, cest-à-dirè d'éternel et de nécessaire , qdèFeèpafcé, le temps et Dieu.
VL DES LOIS i)E LA PÉRGEPTIO^.
Je toucherai encore deux points dans la théorie de la perception : i ° Ténumération des lois de cette faculté ; a*' la distinction des perceptions riéturélles et des perceptions acquises.
Ld première loi de la perception, suivant Réid, c'est que si l'objet n'est pais en cpntàct aveic l'organe, utt milieu est nécessaire pour les mettre en coniiîiuhication ; ainsi les rayons de la lumière , la vibfiatioh de l'air et les émanations odorantes , sont des intermédiaires îhdispensablès entre l'cAjet et l'orgîine [40]. Mais datts là perception de la vue et de l'odorat, lès rayons de là luiilière et les émanations odorantes sont les objets mêoties de la perception j et non des intermédiaires. Quant aux vibrations de l'air, elles ne sont pas perçues par l'ouïe , et elles ne lui font percevoir aucun autre objet que le son lui-même, car l'ouïe ne perçoit ^2là l'instrument, mais seulement le =^n , et elle ignore' d'où le son émane.
Il faut j ajoute l'auteur, que l'impression produite sur l'organe se propage jusqu'au cerveau. Cette nécessité n'est pas prouvée. Des raisons tirées de l'or^aiio^ logie comparée feraient plutôt admettre que riihpression sur les nerfe est l'occasioti de la pèrceptidn , et quej'ihipression sur le cerveau détermine la ddricéptjôii ovi le souvenir. Ënfin^ dit-il , l'iria^essiôn é^t suWé de U sensi^tion, et lar sensaiiofa',tlii^rië!>^ là j^èrt^ë^iibfi: Mais RQid a varié lui -mêttfll ^^•^'^stijet , et'it k dit