LOIS DE LA PERCEPTION
f4Ôl i** Si Tobjietf n'é^ j^ittf W coûfta âVefci'l%¥* gknè, ûtt i^iKieu éist néèésâàiré piôur lë^ fèiktré éû communication : miïâj tes i^yôiîi^'dëfÉ'ltiitfiët^; Jefà vibrations de IVîr et les^émanaftion8^odpI^ânl^'^nc*des ifvfietméâiairies: indi^msables' ieoilfpe^ Vobjet/ éù YhtpiW& 2^ Ilffaul qu'une mtibn soîit; evevcée^ et utte iâl{]M^0ll produite sur l'organe^ 3^ L'ini^^îiesbioir ddc se prèpâgiar de i'ôirgaiiie .««mp nerf^ ,.< et des' irani^^au cervèaui 4"* i/ittv-
piteS89onifistr8mvîeide}la:sensalîoav et la âenèâtiôli ë^ auiw ^ ♦ la'pepcqplio» (2)i .
4lO Peutiêtté i^lélîôs jjéîté^tiotifs^at^^^ iiîiMëâitftéMëiit ¥éè iiii]f»t>e^dltl^ôf {^aiÂq\ï^^ é^ ViûlértùêêS^iV^W&^hs^ëottsii il pT^ftmèiû^ di!^e c'b^t âihsi que s^b^ftë' là p'ei^b^tibiï dé là* %ti^^^
42. Uappareridè natûrélFé de la,couîeui^ est une sensation qui n'a pas de àom(^.
i»Ëfiodp¥ii[>Ji^ ÀOQ^Ms: •
, li i, J ' i.v ' .> t,- .i . K< » 5 A^'.:.
A3. ]^[o^,perception8 j^QPt; de deu]| soFfes.v^l^ u^i^ sont >uit|£r6//e^.et primitives^ les ^utres ^c^»^65 par l'expérience. Lorsque je perçois que tel ^oût est celui dti viii*, tëlfé odeur celle cTuûé péclie, tel ^n celui a utfé clbche, etè., toutes ces perceptions sont acquises;
(1) T. III, p. i3;.2. (3) T. 11^ p. 3i8.
(2) T. II ,p. 3i4-5^ ti mv p. 8o- (4) T. II , p. 35S:
PERCEPTi,0^^ 17
mais celles que j ai, par je toucher, de la dureté .des corps 9 de leur étendue, de leur figure, de leur mou-<
veinent, ..etc., sont naturelles et primitives* Nous
ne percevons originairement par la vue que laj^gure, la couleur et la face visible des corps, mais nous apprenons k percevoir par ce même sens presquç tout ce que nous percevons par le toucher. Lqs perceptions primitives de l'œil ne sont que des signes pour introduire les perceptions acquises. Connaître toutes les brebis d'un troupeau , juger à Toeil du poids t^t de la qualité d'un animal, du blé ou du foin qu'où pourra recueillir, du tonnage et de la nation d'un vaisseau éloigné , du style et de la touche des grands maître^ ^ ce sont des perceptions acquises (Ji).
44. 11 faut distinguer la perception d'avec la connâjifi^ sance sensible raisonnée. Primitive ou. acquise, la per-f ception n'implique pas l'exçrcice de la raisoQ; elle ç^t commune aux hommes, ^ux enfant^,. au;x. idiots et aux animaux. Parmi les cooflusions que la. raîsoQ,\ire. (jLç nos perceptions , les plus immédiates composent, ce qu'on appelle le sens commun^ les plus éloignées çonir posent la science. Le fermier qui voit sa haie.. rompue et son blé foulé juge que les bestiaux de ses voisms ont pénétré dans son enclos : ce jugement appartient au sens commun , et dérive si immédiatement d^ ta perception, quil est difficile de marquer la ligné qui l'en sépare. La science, à son tour, touche de ft*''prë^ au sens commun, qu'on ne peut en indiquer tésfoiïkiudhs respectives (2). • '' ' ' ^'
45; Ce n'est pas le raisonnéixiént qiii noùâ dônù'e^fa
(0 T. U , p. 309-10 et t. IV, p. (2) T. H , p. 3i2-3. 26-7, 3o.
l8 PERCfeî>TION.
faculté de percétoir par un sens ce qu'il ne perçoit pas naturellemetit. Cette faculté naît de notrt constitution, qui fuit que , lorsque iious trouvons deux thoses unies dans des circonstances données , nous sommes portés à croire quelles Sont unies par Id nature^ et que wôùs les trouverons toujours associées (i).
4^6. A p)x)pr6ment parler les sens ne nous trompent
pas (2).
47. On peut peindre une sphère sur Une surface plane de manière à produit'e une illusion complète : on dit dans de ce cas que l'œil est trompé , mais la déception n*est pas dans là perception primitive de la vue, elle est dans la perception acquise Dans toute perception primitive ou acquise , il y a un signe et une ehbsé signifiée ; dans la perception primitive lé signe est
la sensatiûU Dans la perception acquise lé signe est
du une seusation ou une perception primitive. La chose signifiée est ce que Petpérience m'indique comme assfobiéé éôhstàmment aut sigttel^3).
48V tje ne sont pas nos sens qui nous trompent ^ c'est lé jugemëût que nous en tirons (4)-
49. S'il est des cas où l'oreille ne peut discerner les sons produits par des causes différentes^ il s'ensuit que rouie esltuti'sens imparfait et non pas qu il est un sens trompeur. X5).
.50. Il^'y a qu'une classe des erreurs attribuées aux ség^;qiii mérite véritablement ce nom : ce sont celles qui
proviennent du dérangement de l'organe C'est, ainsi
(jp'on. .éprouve de la douleur dans le membre qu'on a
(1) T. IV, p. 3o. (4) T. IV, p. 37 etsaiv.
(1) T. II , p. 34to. (5) T. iV, p. 47.
(3) T. IV, p. -28-9.
PËRCÊPTIOK. 19
perdu j <]ù'oxi «efit double un corps de petite âiménsioïi en ctroisant te$ doigts, qu'oii voit double , eu ne dirigeai pas les deux yeux parallèlement , qu'on aperçoit des couleurs qui n'existent pas, en pressant l'cÈil, et qu'oii voit les couleurs autres qu'elles ne soût, quand onalajatinisse(t).
TOCGHÇII.
51 . Ce sens nous fait connaître directement le froid et le cbaud , et par suggestion (3) la dureté et la mollesse, le rude et le poli , la figure , la solidité , le mouvement et l'étendue. La sensation du toucber est fort simple et n'a pas la moindre ressemblance avec ces qualités (3).
52. La nature, au moyen de la sensation du toucber , nous révèle l'espace dans lequel les corps sont placés (4).