‹ Critique de la philosophie de Thomas ReidChapitre 49 sur 56 · I08 DE LA FACULTÉ MOTRICE · texte numérisé non relu

I08 DE LA FACULTÉ MOTRICE

nous admettons cette faculté motrice au nombre des facultés de Fàme. En efièt , c'est par sa force motrice seulement que l'àme peut apprécier la résistance que les corps extérieurs opposent au corps qu'elle anime ; et pour qu'elle puisse recommencer un mouvement avec volonté , il faut qu'elle Fait d'abord accompli sans le. vouloir, c'est-à-dirfe par sa simple force motrice. L'àme ne peut vouloir que sa propre action et non l'action d'autrui , pas même celle de son corps. Elle ne peut vouloir , et elle ne veut jamais la digestion , la circulation du sang , ni le mouvement péristaltique des intestins. Si elle veut mouvoir le bras, c'est qu'elle a d'abord donné cette impulsion en vertu d'une force involontaire qui n'est pas moins propre à l'âme que la volonté.

Ceci posé , il ne faudrait pas dire qu'il y a dans l'âme plusieurs principes mécaniques [179] > mais un seul, qui serait cette faculté motrice , agissant de diflférentes manières, d'après les différentes idées ou affections. Par exemple , sous l'influence de la faim , de la soif et du besoin d'air , elle opérerait les mouvements de respiration , de succion et de déglutition , etc. ; sous l'influence de la peur , le cri , le mouvement de retraite ou d'attaque; sous celle de la conception , le geste et l'action des muscles du visage , comme sous celle de la mémoire , le mouvement d'imitation ou d'habitude, et elle recommencerait ensuite tous ces mouvements sous la direction de la volonté.

XVU. DES INSTINCTS.

Nous voyons avec regret que l'auteur ait confondu sous le nom d'instincts les actes de la faculté motrice

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