D£ LA FACULTÉ MOTRICE. IO
chose que sur Je mot, Noys lisons , d'une part : « Les effets directs de la puissance humaine peuvent se ramener aux deux suivants : donner certains mouvements à notre corps , imprimer certaine direction à nos pensées [169]. Nous n'apercevons aucune liaison entre la volition , Vexertion de notre force , et le mouvement du corps qui les suit [170]. » Il semble ici que la force motrice soit un attribut de l'âme et se distingue de la volonté. Mais ailleurs l'auteur écrit : « La volition exerce-t-ella une action physique sur les nerfs et les muscles^ ou bien est -elle seulement l'occasion d'un effet pioduit sur ces instruments par quelque autre force, en vertu des lois établies par la nature? C'est un secret pour nous, tant la conception de notre propre pouvoir devient obscur, lorsque nous voulons remonter à sa source £170]. »
Dans l'essai sur la puissance acdve^ il semble souvent n'attribuer à l'être spirituel que les mouvements volontaires [168]; puis dans l'essai sur les principes animaux, il rapporte à l'àme tous les mouvements instinctifs, qui ne supposent ni attention , ni délibération, ni volonté, qu'on accomplit sans savoir ce qu'on &it , ni dans quel but on agit, et qu'il appelle pour cette raison : les prin* cipes mécaniques [179]. D'après cette dernière hypothèse, l'àme serait douée d'une force motrice, en vertu de laquelle, sans le secours de la volonté et de l'inteW ligence , elle ferait exécuter au corps les mouvements de respiration, de succion, de déglutition, dé cri, de
geste involontaire, etc , et même, dans le cas de
mouvement volontaire , ce serait encore la force motrice de l'âme qui se chargerait d'exécuter le mouvement voulu [i8i-i83].
Pour nous, appuyé sur l'autorité de M. Jouffroy ,