‹ Critique de la philosophy de Thomas ReidChapitre 17 sur 60 · JUGEMENT · texte numérisé non relu

JUGEMENT

poids, de vitesse, de fluidité , etc., sont inintelligibles pour les enfants... Elles ne sont donc pas le produit des sens , mais du jugement (i).

107. Ce n'est pas la conscience qui nous donne la notion exacte de nos opérations , mais la réflexion qui suppose le concours de la mémoire et du jugement (2).

108. Les notions de rapport se forment de deux manières : i° en comparant les objets dont nous avons la conception préalable , comme : deux fois trois font six : les angles à la base d'un triangle isocèle sont égaux; 20 quand nous jugeons qu'un objet connu a nécessairement quelque rapport avec un autre qui nous est inconnu , et auquel peut-être nous n'avons jamais pensé auparavant, comme: la figure, la couleur , la pesanteur, sont des qualités qui ne sauraient exister hors d'un sujet; un changement a une cause; le corps ne peut exister sans espace. Les notions de rapport ont donc leur source dans le jugement. Les notions d'unité et de nombre sont si abstraites qu'elles supposent évidemment quelque degré de jugement (3).

JIGEMF.ISTS CONTI.NGt.NTS.

1 09. i° Tout ce qui nous est attesté par la conscience ou par le sens intime existe réellement (4).

110. 20 Les pensées dont j'ai la conscience sont les pensées d'un être que j'appelle mon esprit . mu personne, moi (5).

111. 3° Les choses que ma mémoire me rappelle distinctement, sont réellement arrivées (G).

(i)T.V.p. ai-3. | T \ i

Page 1