Le temps est absolu
125. 5° Principesgrammaticaux : Toutadjectif, dans une phrase quelconque, appartient à un substantif exprimé ou sous-entendu ; il n'y a pas de phrase complète sans verbe (5).
126. 6° Axiomes logiques : Il n'y a ni vérité, ni erreur dans un assemblage quelconque de mots qui ne forment pas une proposition ; toute proposition est vraie ou fausse ; une proposition ne peut pas être vraie et fausse en même temps; le raisonnement qui roule dans un cercle ne prouve rien ; tout ce qui peut être affirmé d'un genre peut l'être de toutes les espèces et de tous les individus qui appartiennent à ce genre (G).
127. 70 Axiomes mathématiques. Par l'analyse, l'abstraction et la combinaison , l'homme a le pouvoir d'extraire des matériaux grossiers et confus des sens les formes élégantes et rigoureuses de la ligne , de la surface et du solide mathématique (7).
(1) T. IV, p 4-f.. (5) T. V. p. iu8.
(a) T. IV, P. 6. (6) T. V, P. ..•.,.
(3) T. IV, P. 7. (7) T. V p , .9.30
(4) T. IV, p. 61
128. 8° Axiomes du goût : Ce n'est nulle part une perfection dans l'homme de n'avoir point de nez, ou de n'avoir qu'un œil, ou d'avoir la bouche mal placée. On n'a jamais fait l'éloge de la beauté de Thersite(i).
129. 90 Premiers principes de la morale : Dans l'ordre du démérite, une action qui blesse la justice vient avant celle qui ne blesse que la générosité; dans l'ordre du mérite une action généreuse vient avant celle qui n'est que juste; on ne doit rejeter sur personne le blâme de ce qu'il n'a pu empêcher; nous ne devons point faire aux autres ce que nous trouverions injuste qu'ils nous fissent en pareille circonstance (2).
130. io°. Principes métaphysiques : Les qualités sensibles, qui sont l'objet de nos perceptions, ont un sujet que nous appelons le corps , et les pensées dont nous avons la conscience ont un sujet que nous appelons esprit ,• tout ce qui commence à exister est produit par une cause; les marques évidentes de l'intelligence et du dessein dans l'effet prouvent un dessein et une intelligence dans la cause (3).
131. Toutes les vérités nécessaires sont des vérités abstraites , à l'exception d'une seule : celle de l'existence de Dieu , qui est à la fois une vérité de fait et une vérité nécessaire (4).