Les jugements moraux sont suivis d'affections
(0 T. VI, p. i36 49. (6) T. VI, p. i5ï.
(a) T. VI, p. 143. (7) T VI, p. i5o
(3) T. VI, p 145. (8) T. VI, p. foi:
(4) T. VI, p. 147. (9) T. VI, p. i55.
(5) T. vi, P. i4<)-r>(.
bienveillantes ou malveillantes et d'émotions de plaisn ou de peine ( i ).
259. Gomme toutes nos facultés , le sens du devoir se développe par degrés , et sa vigueur naturelle peut être considérablement augmentée par une culture convenable (2).
260. C'est une faculté particulière à l'homme, nous n'en apercevons aucun vestige dans les animaux (3).
261. La conscience esta la fois une faculté active et une faculté intellectuelle (4).
262. Principes généraux de la morale : i° certains actes méritent l'approbation , d'autres le blâme et cela à différents degrés ; 2° ce qui n'est pas volontaire ne peut mériter ni le blâme , ni l'approbation ; 3° il en est de même de ce qui dérive d'une nécessité inévitable ; 4° on peut être coupable par omission comme par action ; 5° nous ne devons négliger aucun moyen pour connaître notre devoir; 6° quand nous avons connu notre devoir , il faut songer à l'accomplir (5).
263. Principes moins généraux . i° préférer un plus grand bien même éloigné à un moindre; 20 nous conformer dans notre conduite aux intentions delà nature , telles qu'elles se révèlent dans notre constitution ; 3 * nous considérer comme un membre de la grande société humaine et des sociétés inférieures auxquelles nous appartenons , telles que la patrie , la province , le cercle de nos amis, la famille; et faire à ces différentes sociétés le plus de bien et le moins de mal possible; 4° faire ce que nous approuvons; éviter ce que nous désapprouvons dans
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les autres : cette Joi comprend les rapports durables du père à l'enfant , du maître au serviteur , du magistrat à l'administré , du mari à la femme, et les rapports transitoires du riche au pauvre, du vendeur à l'acheteur, du débiteur au créancier , du bienfaiteur à l'obligé , de l'ami à l'ami ; elle renferme tous les devoirs de charité et même ceux de politesse ; elle contient enfin les devoirs envers soi-même : tels que la prudence : la tempérance , le courage et l'empire de soi ; 5° honorer Dieu : la connaissance de Dieu communique à chacun de nos devoirs l'autorité dune loi divine; 6" faire céder la générosité gratuite à la reconnaissance, et toutes les deux à la justice, la bienfaisance à la compassion , la prière aux bonnes œuvres ; les actes qui doivent être sacrifiés , lorsqu'il y a compétition , sont ceux qui ont le plus de valeur intrinsèque (i).
264. Tout homme a le droit de se faire une propriété permanente et d'en disposer , mais c'est sous la réserve que personne ne sera privé par là du moyen nécessaire à son existence. Le droit de l'innocent sur les choses nécessaires à sa vie est de sa nature supérieur au droit du riche sur sa richesse , alors même qu'elle a été honnêtement acquise; l'usage de la richesse est de subvenir à des besoins futurs et éventuels , or ceux-ci disparaissent devant une nécessité certaine et présente (2).
265. Si l'on admet l'obligation de faire ce qui tend au bien général, pourquoi n'admettrai t-on pas l'obligation plus directe et plus simple de ne faire tort à personne? L'existence de l'une n'est pas moins évidente que celle de l'autre dans la constitution humaine (3).
(1) T. VI, p. 395-3o9. (3)T.VT,P. 379
(•j.)T VI,p.367-3G8.
266. Dans l'enfance nous sommes entraînés à la véracité par un instinct naturel ; dans l'âge mûr le devoir nous prescrit la fidélité à nos engagements , comme il nous prescrit toute autre vertu (i).
(i)T. VI, p 393.