‹ Critique de la philosophy de Thomas ReidChapitre 31 sur 60 · DE LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

DE LA MÉTHODE

tique , et e'est là ce qui constituera l'unité de cet écrit.

Reid commence par des définitions et des axiomes [i-2](i); mais ce n'est que dans les sciences de combinaison, telles que la géométrie ou la morale , qu'il est nécessaire et possible de poser des définitions et des axiomes au point de départ. Dans les sciences d'analyse, les définitions et les axiomes sont au terme de la carrière. Quelles définitions et quels axiomes la physique, par exemple, pourrait-elle établir en commençant? Elle a précisément pour but la recherche des axiomes physiques , et elle ne pourra définir les mots par elle employés , qu'en même temps qu'elle exposera les faits et les lois exprimés par ces mots. Ainsi notre philosophe définit les mots esprit , opérations de l esprit, facultés, penser, percevoir, conscience , concevoir, imaginer, idée, impression , sensation; et il pose, pour axiomes, la certitude de la conscience, de la mémoire et de la réflexion , la connaissance de notre existence et de notre identité ; la notion de substance et de qualité; l'infaillibilité de la perception, et l'autorité du témoignage universel. Je demande de quelles matières il va traiter après ces prolégomènes : s'il a réussi à faire comprendre les choses exprimées par les mots définis , et à faire admettre les principes psychologiques qu'il appelle des axiomes , sa tâche est remplie et il peut poser la plume; mais nous voyons que tout le reste de l'ouvrage traite de la perception , de la mémoire, des premiers principes de vérité contingente et de vérité nécessaire : on ne lui avait donc

(i) Ces numéros renvoient aux paragraphes de notre exposé de la <k>etrin« de Heid.

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