‹ Critique de la philosophy de Thomas ReidChapitre 55 sur 60 · CONCLUSION. I 1 A · texte numérisé non relu

CONCLUSION. I 1 A

ce pas Reid qui nous a montré à ne plus confondre les perceptions des différents sens , et en particulier, celles de la vue et du toucher? Malgré quelques contradictions, n'est-ce pas chez lui seul qu'on peut rencontrer une théorie raisonnable de la perception? Où trouver une plus savante exposition de la mémoire et des merveilles si variées que présente la suite de nos conceptions? Ses essais sur l'abstraction, le jugement et le raisonnement sont encore plus lumineux et plus instructifs que les mêmes chapitres dans l'admirable logique de Port-Royal , et les savants solitaires ont partagé la faute de regarder ces opérations de l'esprit comme les actes d'autant de facultés distinctes. Enfin , avec quel profit et quel intérêt ne lit-on pas les chapitres sur le goût intellectuel, sur les affections si variées qui se partagent notre àme , sur le sens du devoir et sur la morale? Avec tous ses défauts, l'ouvrage de Reid offrira longtemps encore la lecture la plus instructive pour l'esprit, la plus délicieuse pour le cœur et la plus profitable pour la philosophie.

Quittez la terre d'Ecosse pour celle d'Allemagne : vous n'apercevez plus là de ces recueils de faits sans classification , mais de vastes systèmes , en apparence admirablement coordonnés. Vous trouvez , par exemple, une psychologie expérimentale , considérée seulement comme le vestibule de la science, d'où l'on passe dans un imposant édifice , divisé en trois parti s: la logique, la métaphysique et la morale (i). La

; i ) Voyez l'excellente traduction ■ de Kant, et qui est devenu le

du Manuel de philosophie de ÎMat- ► texte et le programme de l'ensei-

thiae, par M. Poret, « ouvrage qui » gnement philosophique récem-

» sous une forme concise offre à » ment introduit dans les gymna-

» peu près dans toutes ses parties le » ses de la Prusse.» (Préface du

- développement de la philosophie traducteur . p. ?.G et 28 ).

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