XIV AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR
trait un moment de ce travail par la traduction des Lettres à Ernestine, pour laquelle Vanderbourg, le traducteui- attitré de Jacobi, lui cède ce qu'il avait déjà traduit, et qu'il songe à publier en France, lorsque Baudus refuse de la faire psi- T'dilre da.ns \e Spectateur du Nord. En 1801, Jacobi apprend par Vanderbourg, alors à Paris, qu'il est question d'un Mercure littéraire d'Europe, dont la rédaction principale serait confiée à Suard, et où la littérature allemande serait réservée à Vanderbourg: ce dernier voit Suard (ju'il contredit, à qui il ne croit pas avoir plu, et qui lui paraît un peu lourd dans la conversation, un peu pédant, un peu vain et de plus fidèle à l'excès aux préjugés français contre la philosophie allemande. Jacobi souhaite ardemment que l'ouvrage de Villers paraisse bientôt, d'autant plus qu'il apprend, par Vanderbourg encore, qu'une traduction de la oiort d'Adam de KIopstock a été jouée avec succès sur un des petits théâtres de Paris, tandis qu'on n'a jamais eu nulle part en Allemagne l'idée de la représenter*. D'ailleurs le moment était favorable : Chènedollé, Baudus, Moiitlosicr,
p. 144) parce qu'il nous montre qu'en ce moment Villers fait encore quelques réserves sur la philosophie de Kant, Ql n'a pas encore cet enthousiasme que révèle la lecture do la Philosophie de Kant :
1. Quelle i liit; iloiton s: former d'une PhilosopUie en général ?